Galerie de portraits !

Le portrait des intervenants à nos différentes manifestations extrait de notre revue mensuelle : Conférences, débats, colloques.....Aussi celui de certaines personnes dont l'activité est réguliére au sein de notre association !

Nous nous excusons auprés des personnes citées si des informations les concernant n'ont pas été actualisées. Nous nous tenons à leur disposition pour apporter toute correction qu'elles jugeront utile en nous écrivant ici

Vous cliquez sur l'un de ces noms afin de visualiser sa photo (souvent) et une synthése de présentation (toujours)

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Présentation ci-dessous et éventuellement accés a leur site personnel
A à E
ABOITES Jaime
ABOU Selim
ANNAN Koffi
ATTALI Jacques
http://wwww.attali.fr
BANGEMANN Martin
BARRE Rémi
BENCHEIKH Ghaleb
BERGOUGNOUX Jean
BERTHELEMY Jean-Claude
BERTRAND Michel
BESRET Bernard
BESSIS Sophie
BOISSONNAT Jean
BOUTROS GHALI Boutros
BRADOL Jean-Hervé
BRUNIN Jean-Luc
Evéque auxiliaire de Lille
CHAUDOUET Jean
CHEVRON Jean-Jacques
CHEYSSON Claude
COMBY Bruno
COPIN Noël
COTTRET Bernard
COUFFIGNAL Georges
COUR Jean-Marie
COUSQUER Yves
CURIEN Hubert
de MONTBRIAL Thierry
du CASTEL André
DAVID François
DESMARET Thierry
DIECKHOFF Alain
DERMAGNE Jacques
DONDOUX Jacques
DRANCOURT Michel
ENCEL Frédéric  
   
F à M
FATH Sébastien
FAUROUX Roger
FOLZ Jean Martin
GARCIA André
GARDERE Jean-Daniel
GIRA Denis
GOUTH Martine
HASSNER Pierre
HERVIEU-LEGER Daniéle
HESSEL Stéphane
HOURCADE Bernard
ISOMURA Hisanori
JACQUARD Albert
KAHN Axel
KASPAR Jean
KHILL Ibrahim
KLEIN Théo
LAFFITTE Jacques
LAGAYETTE Philippe
LE BRIS Jean-François
LELONG Michel
LEMOINE Thierry
LEVY Patrick
MALHERBE Michel
MESSMER Pierre
MONOD Jérome
MONVILLE JEan
N à Z
NEFONTAINE Luc
NIEDER Babette
PERIGOT François
PFLIMLIN Etienne
PIERRARD Pierre
PORTIER Bertrand
QUERMONNE Jean-Louis
RAIMOND Jean-Bernard
REVEL Alain
REVEL Claude
RICAUD Claude
ROCHEFORT Robert
ROSA Jean-Jacques
ROUHANI Saïd
ROY Olivier
SAUTTER Christian
SAUZAY Brigitte
SETHI Ranjit
SCHEER François
SERVOISE René
SICARD Jean-Pierre
STOLL Jean-François
SULLEROT Evelyne
TOULEMON Robert
TRICHET Jean-Claude
TYSZKIEWIECZ Zygmunt
VAFADARI Kasra
VILLAIN Jacques
VOISARD Jacques

 


Jean-Marie COUR

Ingénieur général des Ponts et Chaussées. Après un premier poste en Algérie, il rejoint la groupe Caisse des Dépôts et Consignations, où il est chargé de l'exportation du savoir faire du groupe en matière d'équipement du territoire et de développement régional. Après avoir dirigé des sociétés immobilières et d'équipement en Afrique, il contribue à la création d'une DATAR auprès du gouvernement iranien et dirige des études prospectives dans plusieurs pays d'Amérique latine, du Moyen Orient et d'Afrique. Détaché au siège de la Banque Mondiale de 1985 à 1994, il s'efforce d'y acclimater le concept d'aménagement du territoire . De 1994 à fin 1999, il est mis à la disposition du Club du Sahel pour y promouvoir la prospective et mettre en place divers programmes dont le programme de relance des économies locales en Afrique de l'Ouest. Il est actuellement consultant auprès de différentes institutions internationales.

Jean BERGOUGNOUX

Ancien élève de l'école polytechnique, ingénieur de l'Ecole Nationale de la Statistique et des Etudes Economiques, il a fait une grande partie de sa carrière à Electricité de France. D'abord chargé d'étude de réseaux à la Direction des études et recherches, il devient chef du service des études économiques générales avant de devenir directeur général de l'entreprise (1988-1994). Il a été le premier président d'Eurelectric (1992-1994), l'organisation des électriciens européens en charge du dialogue avec la Commission pour l'élaboration des directives sur la libéralisation des systèmes électriques. Nommé président de la SNCF en 1994 il en est président d'honneur depuis 1996. Jean Bergougnoux est aujourd'hui consultant international et son expertise est particulièrement recherchée pour toutes les questions d'organisation des systèmes électriques.


Jean-Hervé BRADOL

Jean-Hervé Bradol est directeur de la communication de MSF, précédemment responsable des programmes pour la région des Grands Lacs, avait répondu à l'invitation de Jean-Marie Cavada pour témoigner lors de "La marche du siècle" du 4 juin. le 12 juin, devant le Club Réalités internationales, J. H Bradol a longuement décrit la détérioration de la situation dans cette région d'Afrique et l'hostilité qui s'y manifeste à l'égard de la politique française de soutien à des régimes jugés obsolètes.


Jacques ATTALI
Né en Algérie en 1943, major de l'Ecole polytechnique (1963) et Ingénieur au Corps des Mines, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et Docteur es sciences économiques, Jacques Attali devient auditeur au Conseil d'Etat à sa sortie de l'ENA. Enseignant à Polytechnique et à l'Ecole du Génie rural, directeur d'études à l'Université de Paris IX (Dauphine), il est Conseiller d'Etat depuis 1989.

Premier Président de la B.E.R.D., aujourd'hui dirigeant un cabinet de consultant international, il doit sa grande notoriété au fait qu'il a été pendant dix ans (1981-1991) le Conseil spécial de François Mitterrand à l'Elysée.

Depuis vingt ans, deux ouvrages en moyenne chaque année et qui lui ont valu plusieurs distinctions (Prix Henri Poincaré, et Prix Henri Laplace de l'Académie française) rendent difficile une bibliographie exhaustive. Son premier succès de librairie, L'anti-économique (écrit avec Marc Guillaume, 1975) a été précédé par une Analyse économique de la vie politique (1973) et Les modèles politiques (1974).

De nombreux livres suivent, au nombre desquels La parole et l'outil (1976), Bruits (1977), La nouvelle économie française (1978), L'ordre cannibale (1979), Les trois mondes (1981), Histoire du temps (1982), La figure de Fraser (1984), Un homme d'influence (1985), Au propre et au figuré (1988), Lignes d'horizon (1990), 1492 (1991), Europe (s) (1994), Economie de l'apocalypse (1995). Ecrivain prolifique, Jacques Attali est aussi un romancier, auquel on doit Le premier jour après moi (1990) ou Il viendra (1994). Il vient de publier "Au-delà de nulle part", que son éditeur, Fayard, présente comme "roman d'amour, récit d'anticipation, charge politique, machinerie policière, suspense métaphysique"

Dans l'exceptionnelle diversité de la production de ce penseur et auteur à succès se détachent les trois tomes de Verbatim (parus entre 1991 et 1995), qui ont particulièrement retenu l'attention des chroniqueurs, et constituent à l'évidence une source irremplaçable pour la recherche en science politique.

Michel BERTRAND

Devant 30.000 descendants ou héritiers des anciens huguenots venus à Mialet dans le Gard le 6 septembre dernier pour "l'assemblée du désert" commémorant l'événement, c'est le pasteur Michel Bertrand qui "a donné le ton" de cet examen des enseignements de l'histoire, ouvrant une série d'interventions remarquées.

Président du conseil national de l'Eglise réformée de France, ( l'une des composantes de la Fédération protestante de France), depuis le synode d'Annecy de 1992, Michel Bertrand, né en 1946 à Saint-Etienne, est fils d'ouvrier. Il a fait ses études de théologie à la faculté de Montpellier (maîtrise et DEA), une maîtrise en psychologie et un diplome de psychologie clinique complétant cette formation.
Nommé proposant à Montpellier-Brueys , il est ensuite pasteur à Marseille-Nord puis à Marseille-sud-est et responsable (de 1974 à 1985) du centre protestant de rencontre et de formation. Président du conseil régional de l'Eglise réformée de France pour la région Provence-Cote d'Azur-Corse jusqu'en 1992, il est alors appelé à la présidence nationale
L'actualité de l'Edit de Nantes, pour Michel Bertrand, c'est moins l'histoire de la tolérance que l'équilibre, toujours à conquérir, entre le politique et le religieux. Une réflexion qu'il conviendrait d'ouvrir à l'Europe en train de se construire.

Thierry DESMARET

Lorsqu'elle portraitise le PDG de Total, la presse économique ne fait pas montre de retenue! "L'homme qui défie l'Amérique!" titre La Tribune le 6.10.97..En dépit de son air de ne pas y toucher, il est celui qui a osé défier Washington, son extravagante loi D'Amato.."
"Le patron était trop parfait" titrait L'Expansion, le 21.3.96 " Propulsé à la tête du groupe Total à la suite du départ surprise de Serge Tchuruk, en mai 1995, il s'est rapidement imposé par sa puissance intellectuelle et sa mémoire, rarement prise en défaut", écrivait Jacqueline Mattei, qui poursuit, il est "courtois mais déterminé, brillant mais pas tape-à-l'oeil, centralisateur mais pas égocentrique, il a remis Total sur la voie de la sérénité".

Ce polytechnicien-Mines de 53 ans, marié, père de trois enfants, a commencé sa carrière comme conseiller technique à l'Industrie puis à l'Economie. Il a été directeur délégué de Total Algérie en 1981, directeur exploration-production pour l'Amérique latine et l'Afrique de l'ouest en 1983, directeur général exploration- production de Total en 1989 et PDG de Total en juin 1995.

Georges COUFFIGNAL

Cinq années durant, de 1993 à l'été 1998, Georges Couffignal a dirigé l'Institut des Hautes Etudes de l'Amérique Latine (IHEAL). Il vient de passer la main à Jean-Michel Blanquer. Il continue à assurer la responsabilité de la formation doctorale de cet Institut. Centre d'études pluridisciplinaires, présidé par Bernard Bazin, ancien directeur général d'Arjomari Prioux, l'IHEAL est l'un des tout premiers pôles en Europe pour la formation, la recherche, la documentation, les publications sur le continent latino-américain. Aux étudiants potentiels on soulignera l'intérêt des divers diplômes délivrés par cet Institut. Tel 01 44 39 86 60.
Professeur des Universités, G. Couffignal a écrit de nombreux livres et études. Son dernier ouvrage : "Amérique-Latine, tournant du siècle" (1997 La découverte).

Bernard COTTRET

Comment ne pas faire appel à Bernard Cottret pour exposer le sens et la portée actuelle de l'Edit de Nantes, dont on commémore cette année le quatrième centenaire ? Professeur à l'Université de Versailles-Saint-Quentin, il est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire du protestantisme et sur l'Europe de la première modernité. Son "Edit de Nantes" paru cette année chez Perrin est l'ouvrage incontournable. Il y montre combien la portée symbolique de l'Edit de 1598 supplante la réalité historique.

Jean CHAUDOUET

Plus que tout autre peuple, peut-être, les Syriens portent en eux une longue histoire, parfois glorieuse, souvent douloureuse. Ils sont fiers d'accueillir le voyageur qui cherche à les connaître avec ouverture et sympathie. Jean Chaudouet est de ceux-là. Son amitié pour les Syriens s'est développée à partir d'un voyage d'étude réalisée en 1971.
Depuis lors, sa connaissance, son regard critique se sont aiguisés et le fruit de cette recherche a pris la forme d'un ouvrage "La Syrie" (éditions Karthalan). L'auteur, diplômé de Sciences-Po, a siégé comme membre de la délégation française à l'assemblée générale de l'ONU, au Comité d'aide au développement de l'OCDE. Il a présidé la Commission nationale de la jeunesse pour le développement et participe aux réflexions de la Commission Justice et Paix de l'Eglise catholique.

Claude CHEYSSON

Quels pays de la planète Claude Cheysson n'a-t-il pas visités ? Près de quarante ans de carrière diplomatique depuis la sortie de l'ENA en 1948 jusqu'à son deuxième mandat de membre de la Commission des Communautés européennes interrompu en 1985 ! Il était alors en charge à Bruxelles de la politique méditerranéenne et des relations Nord-Sud. François Mitterrand et Pierre Mauroy en font en 1981 le ministre des relations extérieures du gouvernement, en une période riche de grandes ambitions en direction des pays en voie de développement ; c'est en septembre 1981, le premier sommet des pays les moins avancées et dans la foulée, le Sommet Nord-Sud de Cancun. Ambitions vite contrariées.

Les pays méditerranéens tiennent particulièrement à coeur à Cl. Cheysson par attachement et par fonction. Il a été conseiller technique d'Alain Savary, alors secrétaire d'Etat chargé des affaires marocaines et tunisiennes (1956), secrétaire général de la Commission de coopération technique en Afrique (1957) directeur général de l'Organisme saharien (1962-65) dans cette période charnière-clef des relations entre la France et l'Algérie.

Jaime ABOITES

Jaime Aboites est originaire de Ciudad Juarez (Chihuahua), au nord du Mexique, la ville jumelle d'El Paso (Texas). Il est destiné à une formation d'ingénieur des Ponts et Chaussées lorsque surviennent les événements sanglants de Mexico en 1968. Profondément troublé, il se découvre un intérêt pour les questions sociales et économiques et cherche à appréhender les réalités de son pays. Après avoir visité un Mexique pour lui inconnu, en avoir découvert les contrastes nord/sud, il se consacre aux études de sciences économiques.

Depuis 1979 il est professeur à l'Université autonome de Mexico, qui accueille les étudiants de l'agglomération. Il partage désormais l'année en périodes, dispensant son enseignement à des étudiants de licence et encadrant les recherches d'étudiants de maîtrise et de doctorat. Il consacre enfin un trimestre à des voyages d'étude, notamment à Paris ou Madame Aboites poursuit elle-même une thèse sur l'industrie au Mexique. Le Professeur Aboites répond volontiers aux sollicitations de ceux qui désirent mieux connaître le Mexique.

Jean BOISSONNAT

Il est journaliste, venu, sitôt sorti de Sciences-Po, donner de l'éclat à l'information économique et sociale au journal La Croix. Il ne quitte ce quotidien en 1967 que pour faitre naître et grandir L'Expansion, avec J. L. Servan-Schreiber, qui deviendra le premier grand magazine économique français. Un talent qui le conduira à la direction générale des rédactions du groupe en 1986 (L'Expansion, L'Entreprise, La Tribune de l'Expansion, La Lettre de l'Expansion). Il est homme de presse, administrateur de Bayard-Presse et éditorialiste recherché dans les médias.

Recherché car pédagogue, avec le sens de la formule. Exemple : "l'euro est un moteur pour l'Europe, mais un moteur à explosion !". Il est professeur à Sciences-Po dès 1966. Journaliste économique, oui, (il préside en 1966 l'association qui les regroupe) ; mais économiste au plein sens du terme. Il est membre de la Commission des Comptes de la nation en 1980 et, de 1994 à 1997, membre du Conseil de la politique monétaire de la Banque de France. Jean Boissonnat vient d'être réélu président des Semaines Sociales de France, organisatrice de grands débats sur les questions de société.
La demie douzaine d'ouvrages qu'il a fait publier reflète ces charismes : la politique des revenus (1966), que Rueff avait jugé "éblouissant" ; Le journal de crise (1973-1984); Crise, Krach, Boom (1988) en collaboration avec Michel Albert ; Rendez-vous avec l'histoire (1995) ; Le travail dans 20 ans (1995) et le tout dernier : "La Révolution de 1999" paru chez France-Loisirs.

Hubert CURIEN

Membre du Comité de parrainage d'Alerte aux réalités internationales Hubert Curien, 73 ans, a exercé un nombre impressionnant de responsabilités. Incursion dans sa biographie du Who's Who :

Ecole normale supérieure. Agrégé des sciences, Docteur ès sciences. Maître de conférences (1951) puis Professeur scientifique (1966) puis Directeur général (1969-73) du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) Délégué général à la recherche scientifique et technique (1973-76), Président du conseil d'administration (1976-84) du Centre national d'études spatiales (Cnes), Membre du conseil d'administration du bureau de recherches géologiques et minières (1967-76), Membre du Haut Comité pour la défense et l'expansion de la langue française (1969-73), Membre du conseil d'administration de l'Ecole polytechnique (1971-76) et du Conseil d'administration de l'Onera (1972-73), Président du conseil de l'université de technologie de Compiègne.

Président du conseil de l'administration de l'Institut de biologie physico-chimique (Fondation E. de Rothschild) (depuis 1975), Président du Palais de la Découverte (1877-84), Président de la Fondation européenne de la science (1979-84), Président du conseil scientifique de l'Institut national de recherche en informatique et automatique (1980-84) Président (1981-84) du Conseil de l'Agence spatiale européenne (ASE), Président du Comité académique des applications de la science (1983), Vice-président de l'Académie internationale d'astronautique (depuis 1983), Vice-président du Comité européen de développement de la science et de la technologie CEE, Bruxelles (1983), Président de l'Académie nationale de l'air et de l'espace (1983-85).

Ministre de la recherche et de la technologie (1984-86), Président du Conseil d'administration de la Fondation de l'Ecole normale supérieure (depuis 1986). Président du conseil scientifique de défense au ministère de la Défense (1986-94), Vice-président du bureau des ingénieurs et scientifiques de France (1987), Administrateur de Télédiffusion France -1987-88). Ministre délégué auprès du ministre d'Etat, Ministre de l'Education nationale; de la Recherche et des Sports, chargé de la recherche (mai-juin 1988), Ministre de la Recherche et de la Technologie (1988-92), Ministre de la Recherche et de l'Espace (1992-93), Président de l'Ecole Chimie, Physique, Electronique (CPE) de Lyon (depuis 1993); Vice-président du conseil de surveillance de la société Services, Industries, Stratégies, international environnement (Sisie) (depuis 1994), Membre de l'Institut (Académie des Sciences) (1993). Travaux : recherches dans les domaines de la cristallographie, de la physique des corps solides et de la minéralogie.


Kofi ANNAN

Secrétaire général des Nations-Unies

Agé de 58 ans Kofi Annan a un passé solide au sein de l'ONU où il a fait toute sa carrière. Jusqu'à aujourd'hui, il était en charge des opérations de maintien de la paix.
Cette expérience sera sans doute utile pour naviguer dans les eaux troublées onusiennes, Kofi Annan devra gérer la maison à l'économie. Les Américains, premiers bailleurs de fonds et premiers débiteurs de l'Organisation, doivent encore 1,3 milliard de dollars. "Vous ne pouvez pas faire fonctionner efficacement une administration sur un budget peau de chagrin", a-t-il déclaré.

Homme de compromis, Kofi Annan ne pense pas qu'il faut "impérativement taper du poing sur la table ou crier fort pour se montrer ferme". De l'humour, il n'en manque pas : " Je commence à parler anglais avec un accent français."

Michel DRANCOURT

Homme de plume, homme d'action

Le journaliste qu'il a été - rédacteur en chef d'Entreprise, rédacteur en chef adjoint et grand reporter de Réalités - a cédé le pas au chroniqueur qu'il est devenu, dans Le Point, La Croix, Valeurs actuelles. Le thème de l'entreprise et de l'économie a toujours mobilisé Michel Drancourt. On l'entendra sur le thème de l'avenir du travail le 15 janvier (voir page 1).
Les mêmes thèmes courent au long de ses ouvrages, plus d'une douzaine déjà à son actif. "Plaidoyer pour l'avenir" et Le "pari européen" écrits avec Louis Armand sont dans toutes les mémoires. Il écrit aussi sur l'or, les clés du pouvoir, l'artisanat français. "Vive la croissance", ironie du calendrier est publié en 1973, au moment où expirent les Trente glorieuses... Mais Michel Drancourt y croit : "Demain, la croissance" est écrit en 1985 avec Albert Merlin. C'est dès 1981 qu'il publie un essai sur " La fin du travail" (Collection Pluriel, Hachette), avant qu'un auteur américain ne reprenne le même titre : "The end of the work" de M. Rufkin. Après "L'économie volontaire, l'exemple du Japon" (Odile Jacob, 1989) et "Mémoires de l'entreprise" (R. Laffont 1993), Michel Drancourt vient de publier, en collaboration "L'entreprise dans la nouvelle économie mondiale" (PUF 1996).
L'homme de plume ne doit pas faire oublier l'homme d'action : M. Drancourt a été commissaire à l'industrialisation de la Lorraine, directeur général de la Télémécanique et, pendant 17 ans, il a été délégué général de l'Institut de l'entreprise, cercle de réflexion du monde de l'entreprise.

André du CASTEL

Ancien élève de l'ENA (1947-49) docteur es sciences économiques, licencié d'enseignement ès-sciences, diplômé de Sciences-Po et de l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), André du Castel parlait, lisait écrivait l'allemand, l'anglais, le hindi, l'italien ; parlait et lisait aussi l'espagnol, le néerlandais, l'ourdou, le portugais.

Après une dizaine d'années de service au ministère de l'Industrie de 1949 à 1959, André du Castel passa plus de quinze ans à Bruxelles de 1957 à 1973. A l'occasion de ses fonctions auprès des Communautés européennes et depuis lors, il a exercé diverses missions d'assistance technique auprès de gouvernements étrangers, en particulier à New-Delhi, Santiago du Chili, Caracas, Lima. Il a travaillé pendant près de trois ans à l'Ile Maurice, comme conseiller en planification auprès du Ministre mauricien du développement économiques et du plan (1974-76). Il a quitté Bruxelles avec le titre de Directeur général honoraire des Communautés européennes.

De juin 1977 à 1989, il a exercé différentes fonctions au Centre des Hautes Etudes sur l'Afrique et l'Asie Modernes (CHEAM), comme directeur de la recherche d'une part et comme directeur d'études pour l'Asie méridionale et la zone de l'océan indien d'autre part. Enseignant et chercheur, il menait de pair au Cheam rédaction d'articles, direction d'ouvrages et de travaux divers et enseignement. Il a été le 15 décembre 1989, succédant au gouverneur général Bargues, membre titulaire de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Chevalier de la Légion d'Honneur, décoré de la Croix de guerre 1939-1945, André du Castel était marié et père de quatre enfants.André du Castel, notre ami, est décédé le 17 octobre 1997

Noël COPIN

Journaliste, Noël Copin l'a été toute sa vie. Après des débuts à l'Est républicain, dans sa Franche-Comté natale, il débarque à La Croix. Il "couvre" la guerre d'Algérie comme reporter. Chef du service politique de La Croix, il passe ensuite à Antenne 2, également chef du service politique.

De 1982 à 1994, il revient à La Croix comme directeur de la rédaction. Il continue à y publier des chroniques.Il est actuellement président de "Reporters sans frontières".

Il a publié "Quoi qu'il en coûte", "Conversations" avec Georges Montaron (Stock 1975) ; "La passion de comprendre, Noël Copin interroge Alfred Grosser" (Centurion, 1977) ; "La vie politique française" (Editions Ouvrières. 1978).

Dans son dernier ouvrage, "Je doute, donc je crois" (Flammarion, DDB). Il écrit :

"Par quelle aberration des peuples s'entre-déchirent-ils aujourd'hui au nom de leurs cultures ? C'est une fausse idée de la culture qui privilégie la singularité d'une culture sur sa capacité à attiendre l'universalité. La culture qui se replie, rejette ou s'oppose est-elle encore une culture ?"
Noël Copin, "un de ces laïcs chrétiens qui illustrent le meilleur des acquis de Vatican II"; écrit de lui Henri Madelin, dans Etudes d'octobre 1996


Site: http://www.franceedition.org/ouvrage/ouvrage.cfm?L=F&Ouvrage_ID=3451

Bruno COMBY

Réconcilier le nucléaire, la santé et l'environnement

Né en 1960 à Rochefort sur Mer, Bruno Comby, polytechnicien (X 80) est ingénieur en génie nucléaire diplômé de l'Ecole nationale supérieure de techniques avancées de Paris.

Après avoir travaillé comme cadre en entreprise à EDF, il choisit à 25 ans de se consacrer à la recherche et à l'enseignement dans les domaines de la prévention, la santé et l'environnement. Il a voyagé et enseigné dans de nombreux pays. Il dirige, depuis 1988, un laboratoire de recherche scientifique spécialisé dans la santé, l'électronique médicale, la nutrition, les techniques comportementales. Il est directeur scientifique de l'Institut qui porte son nom (Institut BC).

Il est chargé de cours à la Faculté de médecine de Paris. Il a publié de nombreuses études et dix livres traduits dans plusieurs langues.

Martin BANGEMANN

Un libéral pour la politique industrielle de l'Europe.

Etre libéral et en charge de la politique industrielle peut apparaître inconfortable : la notion même de politique industrielle cadre mal avec le libéralisme. C'est pourtant ce que doit assumer Martin Bangemann, membre de la Commission européenne depuis 1994 et responsable pour la politique industrielle et les technologies et industries de l'information et des télécommunications, sous la houlette de Jacques Santer président de cette Commission. C'est le 10 octobre prochain (1) qu'à l'invitation conjointe d'Alerte aux réalités internationales et d'Europe-Avenir Martin Bangemann viendra traiter de l'avenir des industries de l'information.

Cet avocat, marié, père de cinq enfants, a défendu sa thèse sur la philosophie du droit. Il s'est lancé très tôt dans l'action politique, membre du Parlement fédéral (1972-1980 et 1986-89), il est président du Parti libéral allemand (FDP) du Land de Baden-Württenberg puis secrétaire et président du FDP. Elu parlementaire européen (1973-84), il est président du groupe libéral au Parlement de Strasbourg. Puis ministre fédéral de l'économie (1984-1988). Il sera vice-président de la Commission des Communautés européennes (1989-93) aux cotés du Président Jacques Delors. On lui doit un livre vert sur l'innovation proposé avec Madame Edith Cresson qui ouvre un large débat dans les régions et les Etats membres de l'Union européenne.

Alain DIECKHOFF

Le regard du chercheur

Alain Dieckhoff est chargé de recherche au CNRS et travaille au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) de la Fondation nationale des Sciences Politiques.
Ce chercheur a beaucoup étudié le monde juif et son rapport à la terre d'Israël. En 1989, il a écrit "Les espaces d'Israël. Essai sur la stratégie territoriale israélienne" ; en 1993, "L'invention d'une nation. Israël et la modernité politique" (Gallimard). Sur le thème de ce dernier essai, Alain Dieckhoff avait présenté une conférence, le 5 octobre 1993, à l'invitation d'Alerte aux réalités internationales.

Jean-Claude BERTHELEMY

Economiste du développement

Jean-Claude Berthélemy est directeur du CEPii depuis le 1er janvier 1998, succédant à ce poste à Jean Pisani-Ferry, appelé au cabinet de Dominique Shauss-Kahn. C'est à M. Albert et R. Barre que l'on doit l'existence du Centre d'études prospectives d'informations internationales (CEPii) constitué pour ausculter les mouvements de fond de l'économie internationale. Le nouveau directeur y trouve chaussure à son pied.
Diplômé de l'Ecole nationale de la Statistique et des Etudes économiques (ENSAE, 1977), Jean-Claude Berthélemy a soutenu sa thèse de doctorat d'Etat en 1984 et obtenu l'agrégation en 1988.
Economiste au CEPii de 1979 à 1981, puis Chargé de recherche du CNRS à l'Ecole Normale Supérieure (1984-1988). C'est en 1988 qu'il rejoint l'université, Professeur à l'Université du Maine (1988-1990). Il est professeur de sciences économiques à Paris I depuis 1992.
Jean-Claude Berthélemy rejoint le Centre de Développement de l'OCDE en 1990. Chef de la division "politiques nationales des pays en développement" à partir de 1994, il est spécialiste des questions d'économie de la croissance et de finance internationale. Il a réalisé et dirigé de nombreux travaux sur les pays en développement tant en Afrique, qu'en Asie et Amérique Latine.

Membre du Comité scientifique de la Revue Economique depuis 1990, de la revue Economie Internationale depuis 1995 et membre du Comité de rédaction de la Revue d'Economie du Développement, Jean-Claude Berthélemy est l'auteur de plusieurs ouvrages ainsi que de nombreux articles, notamment sur les politiques de développement en Afrique (Sénégal, Côte d'Ivoire). L'endettement du tiers-monde a été publié aux PUF (2ème édition 1994).

http://www.geoscopie.com/themes/t486dette.html

François DAVID

Président directeur général de la COFACE

François David est président directeur général de la Coface depuis 1994. C'est aussi cette année-là que la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur, créée en 1946, a changé de statut. En raison de la privatisation de la majorité de ses actionnaires (des sociétés d'assurance et de réassurance, des banques), la Compagnie devient une société privée mais l'Etat continue à lui confier la gestion des garanties publiques (dans un compte à part). Mais qu'elle agisse comme assureur privé ou pour le compte de l'Etat, la Coface garantit au total 20 à 25% des exportations françaises, quant à leurs risques financiers liés à leurs échanges commerciaux et à leurs investissements internationaux.
François David a fait ses premières armes au Ministère des Finances, comme administrateur civil, à la sortie de l'ENA, une licence de sociologie et un diplôme de Sciences Po en poche. Il fait carrière au sein de la Direction des relations économiques extérieures du Ministère, la DREE. Il est appelé à deux reprises au cabinet du Ministre chargé du Commerce extérieur. Il est directeur de la DREE de 1987 à 1990 et devient, de 1990 à 1994, directeur général international d' Aérospatiale.
Il est l'auteur de sept ouvrages, tous placés sous le signe de l'exportation. Qu'on en juge : Le mythe de l'exportation ; Le commerce international à la dérive (l'un et l'autre de Calman Lévy) ... Et aussi : La guerre de l'export ; Les relations économiques internationales, etc ..

Jacques DONDOUX

Ancien ministre La passion des télécommunications

Deux univers sont particulièrement chers à Jacques Dondoux : les télécommunications et ... l'Ardèche ! Certes, ce polytechnicien, ingénieur des télécoms, fils d'ingénieur, est né à Lyon (en 1931), mais son territoire d'élection (aux deux sens du terme), ce sont l'Ardèche et plus précisément Saint-Agrève, commune dont il est le Maire. Conseiller général du département depuis 1988 il en a été également député.
Elu le 1er juin 1997, il a dû céder la place à Jean Pontier, ayant été appelé au gouvernement de Lionel Jospin comme secrétaire d' Etat au commerce extérieur. Une responsabilité qui n'épuisait pas ses charismes personnels. Le Premier ministre lui a rendu récemment sa liberté, tout en le nommant membre du Conseil économique et social à l'occasion du renouvellement récent de cette Assemblée.
Jacques Dondoux est un passionné. Un ouvreur de pistes. Son champ de manoeuvre ce sont les télécommunications et leurs nouvelles technologies. Il a dirigé le Centre national d'études des télécommunications le Cnet : il a été directeur à la Dgt et directeur général des télécoms de 1981 à 1988. Divers conseils et comités font appel à ses compétences.
Ce protestant, radical de gauche, est d'une extraordinaire spontanéité. Il dit ce qu'il pense avec une grande liberté. Une franchise parfois brutale, pour défendre ses idées, qui n'épargne pas ses amis.

Jean-Jacques CHEVRON

Une nationalité à trois dimensions

Bourguignon de souche, parisien de naissance (en 1933), Jean-Jacques Chevron a fait le choix de continuer à demeurer à Genève, sans beaucoup d'hésitation. C'est là, en effet, qu'il a passé quinze ans de sa carrière jusqu'au jour, le 1er mars 1994, où il a pris sa retraite de fonctionnaire international au Bureau international du travail. "Je me sens bien à Genève", confie-t-il. Il y retrouve un réseau d'amis au sein d'associations d'anciens fonctionnaires internationaux. Comment ne pas le suivre lui qui assure depuis 1992 la présidence de la section suisse du Rayonnement Français, cet effort engagé "pour une meilleure compréhension entre les Suisses et les Français, entreprise pas toujours évidente à réaliser".

Ce n'est pas à Genève que J.J. Chevron a commencé à travailler au B.I.T., mais à Paris. Après Sciences Po, il fait son service militaire dans l'Armée de l'air (il en a gardé le goût de l'aviation : pilote privé, il est aujourd'hui vice-président de l'Aéro-Club de Genève). Son premier job : trois ans au CNPF (1959-1962), comme attaché de presse et de relations publiques. Georges Villiers préside alors l'organisation patronale, toute tendue sur la préparation des entreprises à leur entrée dans le Marché Commun. Le Traité de Rome vient d'être signé. Une vraie mutation à opérer pour les professions. J.J. Chevron quitte sans mélancolie le 31 avenue Pierre 1er de Serbie, en espérant rentrer dans une entreprise familiale de construction métallique. Ce qui ne put se faire.

Un concours de circonstance le conduit à entrer au bureau de Paris au Bit. Dès lors, il assume au Bit, au fil des ans, des responsabilités qu'il juge particulièrement positives, "un énorme travail de coopération technique avec les pays en voie de développement, en Amérique Latine et en Afrique". Il est en poste à Dakar et à New-York. Il représente également l'Oit en Iran et en Afghanistan en 1977. En Iran, il voit alors venir à cette époque, la période difficile, pour les institutions internationales, des signes avant coureurs de la révolution des ayatollahs.

Secrétaire du conseil d'administration du Bit, à Genève, J.J. Chevron mesure le rôle moteur de l'institution, forte de son tripartisme, (syndicat, patronat, gouvernement) dirigée par des directeurs solides (Morse, Blanchard, Hansenne ; aujourd'hui, le chilien Juan Somavia) et une institution qui mène "une activité normative très importante". Il se lie d'amitié avec Yvon Chotard, représentant du gouvernement français au Bit, un patron auquel il porte une grande estime et qui l'a beaucoup aidé à monter la section suisse du Rayonnement français, aujourd'hui florissante.
J.J. Chevron vient de publier les Nations unies destiné à la jeunesse, édité en français et en anglais, honoré d'une préface de K.Annan.

Boutros BOUTROS-GHALI

Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie

Sans laisse et sans collier : Telle aurait pu être la devise de Boutros Boutros-Ghali celui qui, un demi siècle après "l'homme qui a dit non" à la capitulation et à la résignation, a opposé son indépendance d'esprit et de comportement à la puissance mondiale, co-fondatrice de la charte des Nations Unies et hôtesse du successeur de la Société des Nations lorsque celui qui va prendre la suite de Perez de Cuellar est admis à assumer la lourde charge de Secrétaire général, il est considéré comme adepte du consensus et partant inoffensif pour les intérêts de la grande Amérique, qui utilise pressions et vetos en dépit du refus de régler sa contribution au fonctionnement de cette institution mondiale. Mais très vite, on s'aperçoit qu'il a ses idées et n'écoute guère les "conseils" qu'on lui donne. Et le voilà baptisé de "megalo-ghali", ou de pharaon.
Il est vrai qu'il est né en Egypte au carrefour du Mare Nostrum des Latins, et de trois continents, chrétien copte dans un pays d'Islam, marié en deuxièmes noces à une juive, et vice président de l'internationale socialiste, bien que né en 1922 dans une famille riche dépossédée de ses biens par le Colonel Nasser.

Etudiant en droit brillant, fin diplomate, il rêvait depuis l'assassinat de son grand-père par des musulmans fanatiques de réconcilier tous les fils d'Abraham et ministre des Affaires Etrangères de Anouar al Sadate, il l'accompagnera à Jérusalem et sera présent à Camp David. Parlant le français dans la langue qui l'a formé à l'Université de Paris, conférencier, écrivain, chercheur, il correspond avec les institutions d'enseignement supérieur, et de recherches de plus de trente pays.

Mais, le secrétaire général qui place le développement du Sud avant le confort du Nord, ne fait pas l'analyse, en personnage complexe qu'il est, requise par ses mentors du State Départment, voire même des représentants des rives de la Seine qui l'ont soutenu jusqu'alors. Il sera donc le seul secrétaire général non reconduit pour un deuxième mandat après un vote de 14 oui au Conseil de sécurité contre 1, celui des Etats-Unis usant du droit de veto.
Cela aura permis à la France de lui confier le nouveau poste de secrétaire général de la Francophonie à Hanoï en 1997, et de prêcher ce qui lui est familier, la diversité des cultures. Même si certains de ses comportements ne sont pas toujours du goût de ses "parrains".
Mais pouvait-on trouver mieux pour défendre les acquis de ceux qui se réclament de l'héritage culturel du grand siècle, qu'un arabe chrétien, africain et asiatique, européen de pensées, et américain autant du sud que du nord selon ses affinités personnelles.

Thierry de MONTBRIAL

Né en 1943, Thierry de Montbrial est ancien élève de l'Ecole polytechnique, docteur en économie mathématique de l'Université de Berkeley (Californie), et ingénieur général du Corps des Mines.

Il est professeur titulaire de la chaire d'économie appliquée au Conservatoire National des Arts et Métiers depuis 1995 et professeur d'économie à l'Ecole Polytechnique - dont il a présidé le département des Sciences économiques entre 1974 et 1992. Chargé de mettre en place le Centre d'Analyse et de Prévision du Ministère des Affaires Etrangères, il en a été le premier directeur de 1973 à 1979. A cette date, il a créé l'Institut Français des Relations Internationales dont il est depuis le directeur. Il dirige également le rapport annuel de l'IFRI, RAMSES, et la revue Politique Etrangère. Il est par ailleurs président de la Fondation pour les Etudes de Défense depuis 1993.
Thierry de Montbrial est éditorialiste au Figaro, président du Centre franco-autrichien pour le rapprochement économique en Europe. Il siège par ailleurs au Conseil de plusieurs entreprises et d'organismes internationaux. Il est notamment membre du Comité exécutif de l'International Institue for Stratégie Studios (Londres).

Ses travaux personnels sur l'économie et les relations internationales comprennent notamment sept ouvrages : Depuis "Economie Théorique" (1971) jusqu'à "Mémoires du temps présent" (1996) couronné par le Prix des Ambassadeurs pour 1996. Il participe à de nombreux travaux collectifs. Il a été élu à l'Académie des Sciences Morales et Politiques et il est membre de l'Académie Royale de Belgique. Son oeuvre lui a valu diverses distinctions (Prix Louis Weiss, Prix Louis Marin, Prix des Ambassadeurs...).

http://www.ifri.org/F/Recherche/Thierry%20de%20Montbrial.htm

Selim ABOU

site : http://www.usj.edu.lb/pusj/sabio.htm

Frédéric ENCEL

site: http://www.alliancefr.com/actualite/colloque/encel.html

 

 
DERMAGNE Jacques

Né le 28 novembre 1937 Marié - 3 enfants

Après des études juridiques (Paris I) et littéraires (Conservatoire), Jacques DERMAGNE entre en 1958 dans le monde de l'entreprise pour financer ses études et s'engage très vite dans les organisations institutionnelles professionnelles.

Chef d'entreprise, à 27 ans il préside sa propre profession (Aménagement et décoration de la maison) et contribuera à ce titre à la restructuration culturelle de l'artisanat dans certains pays, et plus particulièrement la Tunisie, à la demande de son Président (1966-1973). En 1968, il entre au Conseil National du Commerce, est élu au Bureau en 1972, devient trésorier en 1976, tandis que lui sera confié le Commissariat général des Assises du Commerce à Versailles puis à Avignon trois ans plus tard.

Jacques DERMAGNE est élu Président du Conseil National du Commerce en 1981 : confédération du commerce regroupant plus de cent fédérations du Commerce de gros et détail, national et international. Vice-Président exécutif du CNPF de 1980 à 1999. Il quittera ces présidences le jour de son élection à la présidence du Conseil économique et social, tout comme il se démettra de l'ensemble de ses mandats professionnels à cette même date.

Jacques DERMAGNE a effectué trois mandatures au Conseil économique et social : 01/09/1984 au 01/09/1989 - 01/09/1989 au 31/08/1994 - 01/09/1994 au 31/ 08/1999

Durant les deux dernières mandatures, il présidait la section des activités productives, de la recherche et de la technologie. Jacques DERMAGNE fut l'auteur en 1989 d'une étude du Conseil économique et social : " Commerce, producteur de richesses nationales ", dont il rapporta devant la section des activités productives et de la recherche et qui influença considérablement la politique sectorielle.

En 1996, il publia un ouvrage très remarqué : " Révolution chez les patrons ", alors qu'il était en charge de la mission " citoyenneté de l'entreprise ".

En dehors de son cursus honorum, il assuma des mandats tant dans le monde universitaire : directoire de l'ESSEC (1982-1993), CELSA, European Business School, que dans le monde économique : Conseil national du crédit, Comptes commerciaux de la Nation, Comité National de l'Euro, Comité près la commission européenne du commerce et de la distribution.

site : http://www.laconjoncture.org/html/3questions13.htm

 

 

Bernard BESRET

site: http://www.laffont.fr/mdh/rencontres/bbesret.html

 

Rémi BARRE

site : http://www.senat.fr/Vforum/cgi-bin/Vforum-1.6.cgi?action=lire&page=2&id=348&forum_num=11

http://www.arborescience.fr/pub1/news/news_072.php

Ghaleb BENCHEIKH

Fils de Cheikh Abbas, ancien recteur de la grande Mosquée de Paris, il est docteur en sciences, mais parallèlement a suivi un cursus en épistémologie, philosophie et théologie. C’est à ce titre qu’il est l’animateur de l’émission de France 2 sur l’islam le dimanche matin, et qu’il préside l’association C3D : citoyenneté, devoirs, droits, dignité. Il est également vice-président de la conférence mondiale des religions pour la paix.

Enfin il est l’auteur de deux livres récents : « Alors c’est quoi l’Islam ?» et, conjointement avec un rabbin, « Islam et judaïsme en dialogue ».

Sophie BESSIS

Née en Tunisie, elle est historienne et, depuis 1989, journaliste en France. Consultante auprès d’organisations internationales comme l’Unicef et l’Unesco, elle a effectué de nombreuses missions en Afrique. Elle assure la couverture journalistique des grandes conférences internationales : Sommet de Rio en 1992, conférence des droits de l’homme en 1993 à Vienne, conférence du Caire en 1994 sur population et développement, en 1995 conférence sur les problèmes sociaux à Copenhague, en 1995 à Pékin sur les femmes, ou encore sur l’habitat à Istanbul et l’alimentation à Rome en 1996.

En 1998 elle a été rédactrice en chef du Courrier de l’Unesco. Depuis 1995 elle assure un séminaire sur l’histoire de l’Afrique noire contemporaine au département des sciences politiques de l’Université Paris 1-Sorbonne. Elle a publié de nombreux ouvrages dont «L’occident et les autres – Histoire d’une suprématie».

Jean-Luc BRUNIN

 

 

Né à Roubaix, professeur de théologie, consacré évêque en 2000, Mgr Brunin , actuellement évéque auxilaire de Lille, préside la commission épiscopale chargée des problèmes d’immigration. Il est l’auteur de « L’église des banlieues » et de « Rencontre avec l’islam » aux éditions de l’Atelier.

Yves COUSQUER

Yves Cousquer, ancien Président de la Poste et des Aéroports de Paris, est membre du CEEP où s’élabore la réflexion sur l’évolution de ces entreprises.