Cahiers d'ARRI : N° 3

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SOMMAIRE

EDITORIAL Le lire ci-dessous

EUROPE

Construction économique et financiére
L’Europe et l'énergie nucléaire civile
La préventiondes conflits. Le cas de l'eau

EDITORIAL

Depuis quelques semaines, la convention sur l’avenir de l’Europe est entrée dans une phase décisive. Valéry Giscard d’Estaing a voulu commencer par une phase d’écoute et de libre-expression avant que la convention n’entreprenne sa tâche d’élaboration d’un traité constitutionnel selon l’expression heureusement trouvée pour ne décourager personne.

Ensuite, il faudra que s’élabore le consensus nécessaire pour que le projet puisse être entériné par une conférence inter-gouvernementale courant 2004. Nous avons donc deux années devant nous...

C’est peu et c’est beaucoup si l’on juge par la tendance générale des opinions publiques européennes dont la faveur pour l’Europe s’érode jour après jour, même chez les pays candidats.

Les gouvernants sauront-ils entretenir la flamme et maintenir la pression pour reprendre l’expression des sportifs ? Pour y parvenir, sans doute faut-il jalonner les deux ans qui viennent par une série de mesures valant signe de la nécessaire continuité de la démarche entreprise il y a près de cinquante ans et qu’il faut maintenant accélérer. Il faut avoir à l’esprit les étapes qui suivront la conférence de 2004... et instiller dans l’opinion l’idée du caractère irréversible du processus engagé. Méfions-nous de l’effet que peuvent avoir tous ceux qui martèlent à longueur de temps que la France va perdre son âme, oublier son histoire et abandonner à d'autres le soin de défendre la Liberté, l’Egalité et la Fraternité.

Les signes à donner dès aujourd’hui ne sont pas difficiles à imaginer : la décision française de lancer la construction d’un nouveau porte-avion pourrait s’accompagner de celle de le baptiser «Conrad Adenauer» pour bien marquer le sens de la décision prise. La nomination d’un ambassadeur européen à Jerusalem, seul et unique, pour représenter tous les Etats européens ne manquerait pas de peser lourd dans les affaires du Proche Orient.

ARRI pourrait ainsi promouvoir une série de propositions qui seraient autant de sujets à débattre lors de notre journée annuelle de réflexion qui aura lieu le 23 novembre prochain au Centre de formation de l’EDF-GDF, rue de Villeneuve-l’Etang à Versailles. Nous les ferions ensuite connaître aux membres de la Convention sur l’Avenir de l’Europe, engageant ainsi ARRI sur le terrain de l’action.

Jean Michel Fauve