Réseau International - Groupe Amérique
9 janvier 2.003

Le désamour des Etats-Unis
La crise vénézuelienne

Le désamour des Etats Unis

Après le crash de 4 avions de ligne détournés par des terroristes, le 11 septembre 2001, les Etats Unis, profondément secoués, ont reçu de partout dans le monde de très nombreux témoignages de solidarité et d’affection.
Un an après, différentes enquêtes menées sur le plan international montre un rejet et une incompréhension de la politique américaine : or ce désamour des Etats Unis se manifeste non seulement dans les pays musulmans mais même chez les alliés naturels des USA, pays membres de l’O.T.A.N. ou pays européens proches culturellement des Etats Unis. Quelles sont les causes, sur une si courte période, de ce retournement de l’opinion mondiale ?
Pour cela il faut essayer de comprendre les réactions américaines à cette attaque terroriste.

Les réactions

L’onde de choc aux USA a été comparable, sinon plus forte, que celle qui fut provoquée par l’attaque de Pearl Harbour par les avions japonais le 7 décembre 1941.
La population dans sa totalité s’est sentie concernée et angoissée par une attaque sur le sol même de son pays : le sanctuaire était violé. L’attaque visait les symboles de la puissance américaine : le Capitole, le Pentagone et les tours jumelles du Trade Center. L’angoisse était d’autant plus grande que cette première vague pouvait être suivie par d’autres qui pouvaient prendre d’autres formes tout aussi redoutables : attaque chimique ou biologique.
L’adversaire n’était pas un pays mais quelque chose de plus diffus et de plus inquiétant mais avec une identité arabo-musulmane très nette et un chef identifié : ben Laden.
L’appareil de l’état et plus spécialement les services secrets ont connu un échec sans pareil pour prévenir cette agression. Non seulement les frontières américaines se sont révélées poreuses mais même la formation de pilote nécessaire pour manier des avions de ligne a pu être acquise dans des écoles de pilotage américaines sans aucun contrôle.
Le pays dont la signature était la plus lisible dans cet attentat était le plus ancien allié des USA au proche orient : l’Arabie Saoudite. En effet non seulement ben Laden mais 15 des 19 pirates embarqués étaient des Saoudiens
Ces éléments ont provoqué une remise en cause fondamentale de la politique américaine sous la pression des médias et d’une population angoissée. L’Amérique était remise en cause par « les forces du mal » située au Proche-Orient et il devenait urgent que les USA montrent leur force et punissent les « méchants » et ceux qui les protègent. Il fallait aussi un état fort, corriger l’inadaptation de la police et de la justice à ce nouveau type de criminalité, renforcer la sécurité et la prévention par la refonte des services secrets et par de nouvelles technologies.

Les USA se mobilisent

Voyons comment les USA se sont mobilisés pour cette nouvelle croisade contre le terrorisme :

1. Un pouvoir fort : le président Bush, mal élu, connu pour ses bourdes et son ignorance de l’international, a vu l’ensemble de l’opinion se rallier à lui car son attitude à été jugée bonne pendant la crise. En voici deux preuves fortes :

- Les démocrates ont joint leurs votes à ceux des élus républicains pour donner au président le pouvoir d’engager les USA dans une guerre contre un autre pays, mesure impensable il y a encore peu de temps et quand on se rappelle la difficulté connue par les présidents Wilson et Roosevelt pour entraîner leur pays dans les deux dernières guerres mondiales au côté des alliés.
- La victoire très nette des républicains aux élections à mi-mandat, permettant au président d’avoir les moyens de sa politique à laquelle les démocrates n’ont pas osé s’opposer.

L’opposition à la politique de Bush est pratiquement inexistante et marginalisée.

2. Contrer l’adversaire : si ben Laden et Al-Qaida ont revendiqué la responsabilité des attentats, le terrorisme ne constitue pas un état. Il fallait donc frapper le pays qui abritait ces ennemis et qui refusait de les livrer : l’Afghanistan, dirigé par des extrémistes musulmans, les Talibans.
Ce fut rapidement fait et à peu de frais et par-là même avec un effet très pervers en défaveur des Etats Unis que l’on peut résumer comme suit :

- la puissance militaire américaine est si forte qu’elle permet de gagner une guerre pratiquement sans perte humaine, donc aucun état ne peut s’opposer aux USA, donc la voie du terrorisme est la seule possible ;
- les USA s’en prennent aux musulmans : après le soutien d’Israël contre les Palestiniens, les Américains bombardent et tuent des musulmans afghans ;
- Malgré des propos du président Bush sur les bons musulmans, un milliard de musulmans dans le monde s'est senti concerné et chez ceux-ci le rejet des USA est devenu une attitude conventionnelle.

3. Prendre l’initiative : l’administration du président Bush, dans sa logique, a décidé d’aller plus loin ; il fallait régler une fois pour toute les problèmes du Moyen Orient.
L’étoile de ben Laden ayant pali avec la chute des Talibans, un nouvel ennemi s’est imposé : Saddam Hussein et l’Irak, adversaires malheureux, en 1991, de la guerre du Golfe où les USA étaient intervenus, avec leurs alliés, à la demande de l’Arabie Saoudite. Pourquoi l’Irak ? La réponse souvent citée du pétrole est réelle mais certainement insuffisante. Ce pays lui a certainement été désigné par Israël comme le plus dangereux, celui qui empêchait tout règlement du conflit israélo-palestinien. Or, tous les derniers présidents américains ont ressenti une très grande frustration à ne pas pouvoir mettre un terme à ce conflit.

Une autre raison est que les plus grandes réserves pétrolières sont au Proche Orient. Or les musulmans fondamentalistes vivant dans la mouvance des terroristes ont comme premier objectif, avant même le grand Satan américain, de prendre le contrôle de ces pays musulmans, souvent gouvernés par des dictatures vulnérables et impures pour ces extrémistes. L’Irak est par excellence un état vulnérable, avec un dictateur militaire, s’appuyant sur une minorité sunnite avec une poigne de fer et donc de nombreux morts à son passif. L’Irak, affaibli par ses deux dernières guerres représente actuellement le maillon faible de la région.
L’objectif du président Bush serait d’établir un état démocratique, pro-américain au centre de cette zone à haut risque, ayant une frontière commune avec l’Iran, très anti-américain et à surveiller de près, et une autre avec le Koweït et l’Arabie Saoudite, un allié sur lequel les Américains se posent de plus en plus de questions. C’est l’argent saoudien que l’on retrouve derrière toutes les organisations caritatives musulmanes qui financent les mouvements terroristes dans le monde (ex : les Philippines ).
Autre avantage : l’Irak pourrait être une base relais vers l’Afghanistan si lointain avant que les Américains ne s’en dégagent.

Les pays européens, sauf l’Angleterre, se refusent à donner un blanc seing à cette politique de Bush. Ils craignent cette guerre des pays riches contre les pays pauvres, de l’Occident contre l’Islam qui pourrait déstabiliser le monde actuel, déjà fragilisé, pour longtemps.
Les opinions publiques réagissent de même et se sentent heurtées de se voir imposer une politique américaine qui s’annonce elle-même comme manichéenne – le bien contre le mal -, dangereuse vis-à-vis du monde arabe et destinée finalement à renforcer l’emprise américaine sur le monde. De plus, il apparaît un certain cynisme dans cette politique : tous ces ennemis d’aujourd’hui ont été les alliés ou financés par les services secrets américains dans des conflits précédents : en Afghanistan contre les Russes ou pour les Irakiens contre l’Iran.

De même, l’O.N.U. est utilisée comme un relais de la politique américaine quand nécessaire. Afin de les neutraliser, les USA sont prêts à passer des accords avantageux avec la Chine qui a besoin du marché américain pour ses exportations et avec la Russie, oubliant sa guerre en Tchéchénie, qui a besoin de l’argent et des technologies américaines pour exploiter ses ressources naturelles. La Turquie, alliée fidèle et dépendant ede l’aide américaine, bénéficiera d’un appui excessif, voir gênant des USA pour accélérer son entrée dans la communauté européenne.
Le fait qu’à une vision à long terme, la lutte contre le terrorisme international, les Etats Unis font coïncider un ensemble de mesures à court terme de « real politik », parfois emprunt de cynisme, ne peut que heurter l’opinion publique mondiale.

4. La sécurité intérieure : la faillite des services secrets américains, malgré des moyens financiers énormes et un équipement de surveillance et de détection considérable appuyé sur des systèmes de traitement de l’information extrêmement sophistiqués, a beaucoup marqué les Américains. A force de recruter des diplômés des grandes universités américaines, passionnés des dernières techniques informatiques, les agences de renseignements ont perdu le sens du terrain. Des restructurations sont en cours.
Un budget considérable a été consacré à la sécurité. Par exemple, il a été créé l’I.A.O.- Information Awareness Office – chargé de développer un système de surveillance global appelé T.I.A. : Total Information Awareness avec un budget de 200 millions de dollars. La recherche d’un bouclier de protection est développer dans d’autres programmes.
La justice elle-même a été mise en cause ainsi que le sacro-saint principe de protection de la liberté individuelle dans le cas de suspects d’actes de terrorisme. Ceci est également le cas dans des pays européens. La détention d’un suspect, surtout dans le cas de prévention d’un attentat, peut poser des problèmes de détention sans réel chef d’accusation. Cela est courant en temps de guerre mais difficile à accepter aujourd’hui, avec des risques de dérapages racistes. Certains médias européens ont sensibilisé l’opinion européenne à ces risques.
La politique intérieure américaine, déformée par les médias et par un certain complexe d’infériorité vis-à-vis du leader mondial comme cela a été le cas dans le temps vis-à-vis de la France ou de l’Angleterre, semble heurter une partie de l’opinion par son caractère complexe et parfois brutal.

En conclusion, l’on peut dire que les Etats Unis n’ont pas fondamentalement changé : ce qui est différent, c’est une certaine psychose diffuse mais toujours présente de peur. Ceci peut très bien gagner l’Europe demain. Ce qui inquiète l’opinion publique et peut être la cause actuelle du désamour pourrait se résumer dans une politique « du gros bâton » dans des mains pas trop sûres, avec des arrière-pensées pas trop nettes.

Claude LE GOUIS

La crise du Vénézuéla

Le Vénézuéla, grand comme deux fois la France, a 23 millions d’habitants, en majorité métis, avec deux minorités, européennes (18%) et noires (8%) et une très petite communauté d’autochtones (indiens d’origine). C’est un pays tourné vers les Caraïbes, agricole depuis l’origine (cacao, coton, café…) et depuis 1930 gros producteur de pétrole. Son PIB est de 60 milliards de dollars et sa dette de 40 milliards. Son PNB par habitant, 2600 dollars, le situe parmi les pays en cours de développement. Mais ce chiffre moyen ne représente pas l’état réel de la population, avec une répartition très inégale des richesses entre une petite minorité de riches et 56% de la population en dessous du seuil de pauvreté.
Le pétrole est donc la richesse du Vénézuéla avec une production annuelle de 130 millions de tonnes et des réserves de 9 milliards de tonnes. Neuvième producteur mondial, il est le sixième exportateur mondial, essentiellement vers les Etats-Unis dont quatorze pour cent des importations pétrolières viennent du Vénézuéla. On comprend donc l’intérêt des Etats-Unis pour ce pays.
Depuis quelques mois le Vénézuéla voit régulièrement des manifestations de masse dans les rues, soit de l’opposition, soit des partisans du président. Le pays connaît une crise politique et économique très grave, que l’on pourrait qualifier de « révolution démocratique ».
Après 25 ans de décroissance économique, d’augmentation de la pauvreté qui est passée de 15% à 56 % de la population de 1980 à 1995, de maintien d’une corruption généralisée et d’accroissement de l’insécurité, le peuple vénézuélien a éliminé de la scène politique les deux partis traditionnels, jugés corrompus et inefficaces, en élisant Hugo Chavez à une forte majorité. Le nouveau président, soutenu par une majorité de gauche et nationaliste proposait un processus « révolutionnaire, démocratique et pacifique» avec, comme ambition :

• La suppression de la corruption et du néolibéralisme « sauvage »,
• La réduction des inégalités sociales (aider les pauvres),
• Une révolution constitutionnelle pour donner au peuple un contrôle sur l’état.

Il fait voter fin 1999 une nouvelle constitution qui introduit un referendum donnant le contrôle au peuple. Il est réélu président pour six ans dans le cadre de cette nouvelle constitution qui, à mi-mandat, soit en juillet 2003, prévoit un référendum pour juger de la politique menée par le président et son gouvernement. Si le résultat est défavorable, les deux démissionnent et l’on procède à de nouvelles élections.
Toute la contestation porte aujourd’hui sur la date de ce referendum. L’opposition à la politique d’Hugo Chavez voudrait qu’il ait lieu début février 2003, avec la conviction qu’elle pourrait faire destituer le président qu’ils accusent de dictature communiste.
Hugo Chavez, dès son élection, a mis en œuvre son programme de réduction des inégalités et d’aide aux plus défavorisés. Quarante neuf lois ont été élaborées pour cela, dont trois sont très contestées par la classe aisée et l’opposition :

• Une loi agraire qui amorce une redistribution des terres des grandes propriétés,
• Une loi sur la pêche qui attribue une zone côtière de six kilomètres réservée aux petits pêcheurs,
• Une loi permettant à l’Etat de reprendre le pouvoir dans la compagnie des pétroles (déjà nationalisée).

L’opposition s’est cristallisée autour de la classe très aisée (propriétaires terriens, industriels, bourgeoisie), de ceux qui profitent des ressources pétrolières (syndicats, cadres) et de certains hauts dirigeants de l’armée. Elle ne supporte pas le style populiste de leur président et surtout sa politique, qu’ils qualifient de système cubain que l’on veut instaurer au Vénézuéla. Par ailleurs, Hugo Chavez, qui contrôle mal les ressources du pétrole, n’a pas obtenu depuis quatre ans de résultats économiques sensibles en dépit de l’augmentation du prix du pétrole.
Cette oligarchie vénézuélienne a tenté de renverser Hugo Chavez par le coup d’état d’avril 2002. Elle était soutenue par des cadres supérieurs de l’armée, les Etats-Unis et l’Espagne. Deux jours après la mise en place du chef du patronat comme nouveau président, les défilés de masse des classes populaires et le soutien de la majorité de l’armée au pouvoir légal ont rétabli Hugo Chavez à son poste.
L’opposition n’a pas renoncé pour autant et depuis octobre 2002 elle a lancé la « grève civique nationale », comportant des grèves tournantes des entreprises, et surtout depuis le 2 décembre une grève totale de la compagnie pétrolière qui depuis six semaines supprime les 80% des revenus du pays. Pour arrêter cette grève civique, l’opposition demande un référendum qui devrait destituer le président. Cette grève est appuyée par des défilés de masse des opposants dans les rues de Caracas, qui sont suivis le lendemain par un défilé de masse des partisans de Hugo Chavez (c’est à dire les classes défavorisées).

La situation est bloquée, car le président Chavez déclare appliquer la constitution. L’opposition n’hésite pas à entraîner le pays dans le chaos pour arriver à ses fins. L’OEA, organisation des états américains, tente une négociation entre partisans et opposants de Hugo Chavez pour trouver une issue politique au conflit par des élections.. Les Etats-Unis qui ont enregistré l’échec du coup d’état, soutiennent maintenant cette voie plus démocratique.
Pour comprendre cette situation catastrophique du Vénézuéla, il faut brièvement rappeler l’histoire de ce pays.
Le Vénézuéla, plutôt tourné vers les Caraïbes que l’Amérique du Sud, a été conquis par les Espagnols dès 1500. La population autochtone indienne était peu nombreuse. Pendant trois cent ans le système colonial espagnol a mis en valeur le pays sur le plan agricole (coton, cacao, café, maïs) dans de grandes propriétés, créant une oligarchie blanche. De nombreux esclaves noirs venant d’Afrique furent introduits comme main d’œuvre dans les plantations.
En 1810, la population créole constatant la faiblesse du pouvoir espagnol (destitution des Bourbons par Napoléon) juge le moment opportun pour revendiquer l’indépendance. La guerre d’indépendance va durer plus de vingt ans avec à la tête des nationalistes Simon Bolivar, à la fois général et grand politique, qui libère un vaste territoire comprenant le Vénézuéla, la Colombie, l’Equateur, le Pérou et la Bolivie. Il rêve d’une fédération des Etats d’Amérique du Sud, mais doit se replier sur le Vénézuéla dont il devient le premier président. Déçu par les divisions, il quitte le pays en 1830 et meurt sur le chemin de l’exil.

Le Vénézuéla a eu beaucoup de difficultés tout au long du XIX° siècle à échapper aux luttes intestines et aux dictatures. Le pays est resté très pauvre jusqu’à la découverte et l’exploitation des gisements de pétrole, et peu peuplé (3.5 millions d’habitants en 1940).
Ce n’est qu’après la deuxième guerre mondiale qu’un système démocratique s’est installé avec un parti social démocrate de gauche et un parti démocrate chrétien qui ont exercé le pouvoir par alternances régulières. La population a alors crû fortement.
Le Vénézuéla a connu une période faste de 1975 à 1980 après le premier choc pétrolier sous la présidence de Carlos Andres Perez, mais la situation s’est très vite dégradée après les années 1980, le pays sombrant dans la corruption et étant dans l’incapacité de développer une industrie compétitive (absence d’entrepreneurs désireux de produire plutôt que de spéculer). Les importations augmentaient ainsi que la dette extérieure, ce qui plongeait le pays dans une crise économique de plus en plus grave. La partie de la population en dessous du seuil de pauvreté passait de 15% en 1988 à 53% en 1991. Des insurrections devenaient de plus en plus fréquentes dans les rues de Caracas et l’insécurité croissait de façon alarmante. Un colonel, Hugo Chavez, en pris la tête et fut incarcéré : il devint le héros défenseur des pauvres.
En 1998 le pays était au bord du gouffre : Hugo Chavez fut élu légalement président de la République pour sauver le pays, à la tête d’une coalition de partis de gauche et nationalistes qui soutenaient la politique du gouvernement. Après avoir fait voter une constitution il est réélu en 2000 pour six ans et met en place son programme. Une opposition menée par les chefs d’entreprise, les syndicats et l’entreprise exploitant le pétrole a entamé un processus de grève pour bloquer le pays et obtenir la démission de Hugo Chavez. La situation semble bloquée aujourd’hui. Même si Hugo Chavez revendique l’application de la constitution, il n’arrive pas à redémarrer l’industrie pétrolière malgré tous les efforts et le soutien qu’il reçu du Brésil et de l’OPEP. Le rôle de l’armée va être essentiel pour éviter que le pays ne bascule dans la guerre civile dans la rue.
Est-il possible de guérir les pays de l’Amérique Latine de ses maux qui touchent presque tous les pays :

• Corruption,
• Inégalités,
• Pauvreté,
• Dette.

Hugo Chavez se bat pour maintenir le cap en restant dans la légalité. Son voisin du Brésil nouvellement élu président, I Lula doit résoudre les mêmes problèmes.

François TREILHOU