OBSERVATOIRE DES MEDIAS ETRANGERS
Décembre 2003

UN GROUPE DE MEMBRES D’ARRI SE PARTAGE LA LECTURE DE GRANDS JOURNAUX ET PERIODIQUES ETRANGERS (NEWSWEEK, THE ECONOMIST, LES IZVSTIA, DIE WELT, CORRIERE DELLA SERRA, EL PAIS, AFRICA INTERNATIONAL …ET D’AUTRES SUIVANT L’ACTUALITE) POUR DEGAGER UN PANORAMA MENSUEL DES ARTICLES DONNANT UNE IMPRESSION DE L’OPINION ETRANGERE SUR LES REALITES INTERNATIONALES. IL NE S’AGIT QUE DE TRADUCTIONS, SANS PRISE DE POSITION NI INTERPRETATION DE ARRI.

CET "’OBSERVATOIRE DE MEDIAS ETRANGERS" ET CEUX DES MOIS PRECEDENTS, SONT CONSULTABLES SUR CE SITE (rubrique "INTERNATIONAL" ).

DANS L’ACTUALITE DE CE MOIS DE DECEMBRE 2003

ISRAËL-PALESTINE : LA PAIX : UN MYTHE ? (NEWSWEEK INTERNATIONAL , LA LIBRE BELGIQUE , LE TEMPS )
KYOTO ET DOHA, L'IRRESPONSABILITE EN PARTAGE ( LA LIBRE BELGIQUE , LE TEMPS)
LA FIN DE L 'IRLANDE DE JAMES JOYCE ( NEWSWEEK INTERNATIONAL )
SOMMET EUROPEEN : UNE GRANDE AVANCEE COMPROMISE ( SUDDEUTSCHE ZEITUNG, DIE ZEIT, A B C,
ILS ONT PRIS SADAM

LE MELI - MELO :

(AFRICA international, CORRIERE DELLA SERA, THE ECONOMIST, INTER.HERALD TRIBUNE
LES IZVESTIA, NEWSWEEK INTERNATIONAL, DIE WELT, DIE ZEIT)

 

ISRAEL - PALESTINE : LA PAIX, UN MYTHE ?

NEWSWEEK INTERNATIONAL News américain (1 er décembre 2003)

Interview du général Joshua Hammer (Joshua Hammer)
Le général Joshua Hammer, qui fut directeur du service de Renseignement intérieur d'Israël, le Shin Bet, de 1996 à 2000, a signé un plan de paix avec des dizaines de milliers d'Israéliens et de Palestiniens. Un journal israélien a publié l'interview de quatre anciens dirigeants de ce service, critiquant sévèrement la politique d'Ariel Sharon.

Question  : Qu'est ce qui a motivé votre décision ?

Nous parlions séparément et n'étions pas entendus. Nous avons décidé de nous unir pour proclamer que "Bientôt Israël ne sera plus une démocratie ou un Etat pour le peuple juif. Nous devons changer nos tactiques avant qu'il ne soit trop tard"

Question  : Etes-vous favorable à l'abandon des meurtres ciblés ? de la barrière de sécurité ?

Nous ne sommes pas naïfs . Nous savons que c'est notre devoir de combattre le terrorisme ; mais prenons les trois dernières années : Nous avons perdu 900 personnes et nous avons tué des milliers de Palestiniens. Nous les avons humiliés, ce qui a suscité des vagues de terrorisme. Nous avons tout essayé et nous avons échoué. Dans les neuf mois qui avaient précédé l'Antifada un seul Israélien avait été tué … ce n'était pas parce que le Shin Bet était meilleur ; J'en ai été le directeur et je peux vous assurer qu'aujourd'hui le Shin Bet est meilleur.

Question  : Sharon peut-il conduire Israël à une solution viable entre les deux Etats ?

Si nous parlons haut et fort et s'il nous entend, il peut être ce chef. S'il ne le veut pas, nous devrons le remplacer.

Question  : Et Yasser Arafat ?

C'est aux Palestiniens de décider qui sera leur chef. Notre acceptation d'un plan de paix le rendra moins puissant.

Question  : N'est-ce pas ironique que quatre chefs de guerre anti-terroristes deviennent si critiques de cette forme de guerre ? 

C'est nous qui rencontrons les Palestiniens ; pas seulement les terroristes. Nous voyons d'où ils viennent et le rapport entre la pauvreté, le désespoir, l'humiliation et la terreur, nous le sentons, nous le touchons du doigt, tous les jours. »

 

LE TEMPS Journal suisse – Canton de Genève (10 décembre 2003)

Le vote de l'ONU relance le débat en Israël sur l'utilité du "mur" et son tracé (résumé - Serge Dumont)
Le vote de l'Assemblée Générale de l'ONU du 8 décembre dernier, demandant par 90 voix contre 74 à la "Cour Internationale de Justice" de rendre un avis consultatif au sujet du mur de séparation en cours de construction en Cisjordanie, est présenté par la presse de l'Etat hébreux comme un échec sévère.

Selon un rapport de l'UNESCO, représentant l'ONU dans la région, en conservant tel quel le tracé du "mur", Israël annexerait de facto 15 % du territoire de la Cisjordanie et porterait un préjudice direct à au moins 220 000 Palestiniens (paysans dont les terres sont confisquées et les maisons expropriées) sur le million vivant dans cette zone.

Soutenu par une partie de l'opposition, qui appelait mardi ( 9 décembre ), à la Knesset, Ariel Sharon à "éviter au pays une procédure dégradante devant les juges de La Haye", Tommy Lapid ( Ministre israélien de la Justice ) propose de "faire de la ligne de séparation l'obstacle anti-terroriste qu'elle doit être et non une frontière politique comme c'est le cas actuellement".

 

LA LIBRE BELGIQUE (30 novembre)

La Suisse : Un parrainage délicat
"L'initiative de Genève", révélée en octobre dernier après trois années de tractations secrètes entre d'anciens Ministres de l'Etat d'Israël et de la Palestine, a pour origine un universitaire genevois, ami de Yossi Bellin, l'ancien Ministre travailliste israélien. "Le Ministère suisse des affaires étrangères a pris le relais, en jouant un rôle de facilitateur, fournissant un soutien logistique et financier pour les réunions, dont certaines à Genève, qui ont abouti à ce document d'une cinquantaine de pages" a expliqué Paul Fivat, Ambassadeur au Département Fédéral des Affaires Etrangères. Mais il a tenu à souligner que "Berne n'a eu aucune influence sur le contenu du texte" et que "son rôle ne constitue en aucun cas une ingérence dans les affaires intérieures d'Israël".

Le Gouvernement d'Ariel Sharon a lancé une initiative en vue de dissuader la communauté internationale et surtout les Etats Unis de soutenir l'initiative de Genève. Le document, soutenu du bout des lèvres par Yasser Arafat, ne fait pas non plus l'unanimité dans le camp palestinien : Des manifestants ont tenté d'empêcher le départ de la délégation palestinienne pour Genève.

 

KYOTO ET DOHA, L'IRRESPONSABILITE EN PARTAGE

LA LIBRE BELGIQUE (10 décembre 2003)

Les O G M au secours du protocole de Kyoto (résumé)
Un accord a été conclu mardi après midi, à Milan, sur l'utilisation d'arbres génétiquement modifiés dans des plantations forestières destinées à favoriser le stockage des gaz à effet de serre. Ces arbres ont pour propriété de stocker des gaz, notamment du CO2, lorsqu'ils sont en croissance.

Cet accord a été adopté dans le cadre de la mise au point des dernières modalités d'application du protocole de Kyoto qui impose des réductions d'émissions de gaz à effet de serre aux pays industriels.

Les négociations portaient sur les règles de comptabilité de ce stockage dans les projets d'investissements forestiers des pays du Nord dans les pays du Sud. Un mécanisme du protocole autorise en effet les pays industriels à faire des investissements "propres" au Sud et à comptabiliser à leur profit les émissions de gaz à effet de serre qui auront été évitées ainsi. L'accord était vivement souhaité par les quinze dont pourtant une majorité de pays membres était hostile à l'inclusion des O G M. Mais selon eux, un blocage aurait donné du grain à moudre aux adversaires du protocole.

Des associations écologistes ont dénoncé l'accord qui va faciliter le développement des O G M dans les pays en voie de développement : c'est une manœuvre dangereuse et un coup dur porté à la biodiversité.

 

LE TEMPS Journal suisse – Canton de Genève (10 décembre)

Aux pays riches de respecter leurs engagements ( résumé - Ram Etwareea)
La traversée du désert de l'OMC prend plus l'allure d'un échec que d'une crise passagère. Mais avant de parler du cycle de Doha, rappelons celui de l'Uruguay Round dont de nombreux engagements n'ont toujours pas été tenus. Dans le domaine du textile par exemple, sur 150 catégories de produits, seules 50 ont effectivement été libéralisées. Les Etats Unis imposent encore des droits de douane de 16 % à l'importation de ces produits. Ce comportement trouve bien sûr un prétexte dans les 50 000 emplois supprimés aux Etats Unis dans ce secteur. Mais en quoi cela concerne-t-il le Bengladesh qui, lui, a respecté sa part d'engagements, en ouvrant notamment ses marchés de l'eau et de l'électricité… à des firmes américaines.

Le cycle de Doha requiert de la part des Etats Unis, de l'Union Européenne, du Japon mais aussi de la Suisse, un démantèlement de leur politique agricole, soutenue par plus de 300 milliards de dollars de subventions/an. Le coton est le cas le plus flagrant ; Les Etats Unis font totalement fi de leurs engagements. Quelques 25 000 planteurs y perçoivent 4 milliards de dollars de subventions/an. Celles-ci entraînent une surproduction qui, en faisant chuter les cours mondiaux, condamne à vivre en dessous du seuil de pauvreté plus de 12 millions de paysans de l'ouest et du centre du continent africain. Ignorant superbement leurs responsabilités, les Etats Unis évoquent des actions de charité en direction de ces populations, via des associations chrétiennes évangélistes américaines.

 

LA FIN DE L 'IRLANDE DE JAMES JOYCE

NEWSWEEK INTERNATIONAL News américain (15 décembre)

La nouvelle physionomie de l'Irlande (Strycker Mcguire)
« Une poussée d'immigration non européenne a transformé une nation homogène jusqu'à ce jour. Dans le quartier chic de Dublin, une section de Moore Street a été surnommée " La Petite Afrique " par les autochtones. Elle pourrait aussi bien s'appeler "Le Petit Shangaï" ou "Le Petit Riga". La vieille ville de James Joyce a disparu.

Jusqu'à récemment l'Irlande était une nation d'émigrants. En 1988, 70 000 Irlandais (soit 2 % de la population) sont partis à l'étranger. Aujourd'hui la tendance s'est inversée. Ce pays de quatre millions d'habitants absorbe presque 50 000 immigrants par an.

C'est quatre fois plus que les records américains. En 1997 une école secondaire de Dublin a accueilli son premier élève non Irlandais ; un garçon originaire de l'Angola. Aujourd'hui 25 % des élèves sont nés à l'étranger. Ce rythme accéléré a causé des ressentiments chez les autochtones. Il y a trois ans l'Irlande a institué des permis de travail pour les architectes, les médecins, les dentistes, etc … Alors les immigrants se sont transformés en demandeurs d'asile : 239 demandes en 1992, 11 634 l'année dernière. Les Irlandais essaient de s'adapter ; en 2003 il a été décidé que les parents d'enfants nés en Irlande n'auraient pas automatiquement la nationalité irlandaise. Cette année la Cour Suprême a décidé que les immigrants non européens, même parents d'enfants nés en Irlande, n'auraient pas un droit de résidence automatique. Ceci a déclenché une vaste panique. Au Conseil irlandais d'immigration fondé il y a un an

par Sœur Stanislas Kennedy, celle-ci dit que les Irlandais doivent d'abord reconnaître que "l'immigration, c'est leur avenir". C'est la leçon de l'Amérique où 40 millions de citoyens ont des ancêtres de "l'Ile d'Emeraude" ( Irlande ). L'Irlande et le reste de l'Europe doivent décider s'ils suivent ces traces … ou non. »

SOMMET EUROPEEN : UNE GRANDE AVANCEE COMPROMISE

SÜDDEUTSCHE ZEITUNG Journal allemand (15 décembre 2003)

Les chances de l'échec (Résumé/extrait - Stefan Ulrich)
Tout d'abord la bonne nouvelle : le sommet de l'U.E a échoué. C'est plus qu'on ne pouvait espérer. Si on avait suivi les mauvaises habitudes, on aurait débouché au petit jour sur un compromis "à la Niçoise", qui masque le problème au lieu de le résoudre… ce qui se dessinait depuis longtemps est maintenant devenu manifeste.

L'élargissement de l'Union rend son approfondissement improbable. La dimension historique du sommet raté est d'avoir permis cette découverte. L'Europe des Nations a tourné à l'Europe des boutiquiers

… La mauvaise nouvelle est qu'il est évident qu'avec 25 Etats on ne peut faire aucun "Etat".

On va maintenant rechercher les responsabilités. Elles seront rapidement identifiées. En tête se trouve la fanfaronne Pologne. L 'obstination du pays à exiger un nombre de voix au Conseil des Ministres déraisonnablement élevé montre que le gouvernement polonais n'a pas compris le secret du succès de l'Europe : renoncer à la souveraineté. L 'abandon des bastions nationaux en faveur d'une communauté renforcée fait de l'U.E un cas unique parmi les Organisations d'Etats et un modèle pour d'autres régions du monde. Varsovie devra apprendre cela …

L'Espagne aussi, qui dans le passé a fortement profité de l'Europe, s'est comportée de manière mesquine… … Aznar seul n'aurait pas fait échouer le Sommet, mais il a lui aussi montré qu'il était prisonnier de ses préoccupations nationales.La Pologne et l'Espagne devraient cependant réfléchir : ils ont certes le droit de renoncer pour eux-mêmes au progrès, mais n'ont aucun titre à obliger les autres à l'immobilisme.

 

DIE ZEIT Journal allemand (n° 51)

Tragédie et consolation (résumé/extrait)
L'Europe sera à deux vitesses : c'est une réalité. Les Etats fondateurs n'ont-ils pas pris tout le risque lors de la fondation de la C.E.E ?

Seul un petit groupe déterminé n'est-il pas allé de l'avant , avec "le Schengen luxembourgeois", en décidant de rendre libre le passage des frontières pour les citoyens européens ?

N'est-ce pas encore 12 pays déterminés qui font une avancée, avec l'Euro, vers une monnaie commune dans une U.E qui au printemps prochain comptera 25 membres ?

Il y a dans cette comparaison une différence essentielle : les autres avaient toujours laissé faire l'avant-garde. Les pays environnants donnaient leur bénédiction à ceux qui allaient de l'avant et leur souhaitaient bonne chance pour la route qu'ils empruntaient, avec l'espoir de les y rejoindre rapidement.

Cette fois deux pays ont refusé, l'Espagne et la Pologne, pour des motifs très différents, de donner à tous les autres la chance de faire un immense pas en avant alors que leurs représentants, l'été dernier, avaient approuvé et signé le projet commun du contrat de Constitution en sablant le champagne pour cette réussite partagée.

 

NEWSWEEK INTERNATIONAL News américain (22 décembre 2003)

L'équipe difficile (résumé/extrait - Melissa Rossi & Christopher Dickey)
Le Sommet européen de Bruxelles a échoué. L'Espagne et la Pologne s'étaient réjouies que Rumsfeld les surnomme " La nouvelle Europe ". Washington est un peu schizophrène.

Washington veut la paix en Europe, mais ne veut pas d'un rival.

L'Espagne a reçu beaucoup d'argent de l'Europe depuis 1986 et cette année encore, 8, 3 milliards de dollars. La Pologne espère diminuer son chômage et souscrire des emprunts pour améliorer son infrastructure très déficiente. Ces deux pays s'opposeront lorsque viendra le temps des discussions financières.

A Nice, il avait été décidé de donner à chaque pays membre, présent et à venir, un certain nombre de voix au Conseil des Ministres de l'Europe : 29 voix à l'Allemagne, au Royaume Uni et à la France, 27 voix à l'Espagne et à la Pologne, ainsi qu'à l'Italie. La Pologne en était très fière et remarquait qu'avec l'Espagne elle représentait 80 millions d'habitants et 54 voix, contre 29 à l'Allemagne avec ses 82 millions d'habitants.

La Convention permettrait d'approuver une décision importante avec une majorité simple de 13 voix sur 25 représentants au moins 60 % des 450 millions d'habitants de l'Europe. L'U.E produisant le quart du PNB mondial cette flexibilité dans les décisions apparaîtrait bien utile.

 

A B C Journal espagnol (17 décembre)

 

Sommet européen : Jose Maria Aznar justifie la position de l'Espagne (résumé)
Le Chef du Gouvernement espagnol, après l'échec de la conférence intergouvernementale qui devait approuver le projet de nouvelle Constitution pour l'Europe, rejette les accusations qui en rendraient l'Espagne responsable. Jose Maria Aznar n'a pas voulu officiellement montrer du doigt le Président Chirac et rendre la France responsable de l'échec, mais il a signalé que Paris avait changé de position depuis le Traité de Nice, citant la phrase de Jacques Chirac qui avait déclaré alors "que le traité de Nice était le meilleur texte européen signé depuis la création du marché commun."

L'Espagne a refusé d'accepter la nouvelle répartition du pouvoir institutionnel avec le système de vote à la double majorité proposé par la nouvelle constitution ( 13 voix, sur 25, représentant au moins 60 % des 450 millions d'Européens ) en rappelant que la répartition du pouvoir avait été figée à Nice sur la base du vote pondéré.

A l'Allemagne et à la France arguant que la double majorité permet un vote plus représentatif des citoyens, Jose Maria Aznar rétorque que la double majorité qui doit coexister est celle , historique, propre à chaque Etat et celle, plus récente, des citoyens européens.

 

" ILS ONT PRIS SADDAM "

AL AHRAM Journal égyptien

Ils ont pris Saddam (résumé)
Les dirigeants arabes, pour la plupart, ont difficilement supporté que l'un des leurs, hôte de leurs sommets, ait pu être traité de façon aussi humiliante par ceux qui l'avaient capturé. Même s'ils ont très largement blâmé Saddam, pour avoir mené son pays et la région vers la guerre et la destruction, ils rejettent le spectacle qu'on leur a montré. Seuls le Koweit et le Quatar se sont réjouis de cette arrestation, félicitant même le Président Bush. Dans les autres pays arabes la réaction a été toute autre : les populations ont été choquées que Saddam, symbole de la résistance arabe, ait été montré à la télévision, décoiffé et hagard, subissant un examen humiliant par un médecin de l'armée américaine.

Un universitaire du Caire a déclaré que la capture de Saddam n'était qu'un épisode d'une série dont le scénario, joué en plusieurs actes, avait été écrit aux Etats Unis : la guerre, la chute de Bagdad, la mort des deux fils de Saddam, l'arrestation du dictateur. L'opinion générale, dans les pays arabes, est que les Américains se trompent s'ils pensent que cette arrestation va mettre fin à la résistance en Irak. La résistance irakienne va se poursuivre car elle est la conséquence directe de l'occupation étrangère.

La capture de Saddam ne doit pas masquer aux yeux des dirigeants arabes les vrais problèmes du futur de l'Irak, en particulier sa division éventuelle en trois parties ( Kurdes, Chiites, Sunnites ).

Le despotisme et l'absence de démocratie donneront des prétextes aux Etats Unis pour imposer par la force leur forme de démocratie. Elle leur permettra d'imposer leurs intérêts colonialistes dans la région.

 

LA VANGUARDIA Journal espagnol (16 décembre 2003)

Après Saddam (résumé/extrait – Marwan Bishara, professeur à l'Université nord-américaine de Paris)
Saddam laisse un vide politique susceptible d'entraîner l'apparition d'un conflit politique prolongé entre Sunnites et Chiites. Un conflit qui se convertira en une sanglante guerre civile si les Etats Unis continuent à "irakiser" leur force d'occupation, en réunissant les milices chiites et kurdes au sein d'une nouvelle armée nationale consacrée à combattre la résistance, majoritairement sunnite, des régions centrales du pays. Pis encore, si les forces de la coalition imposent un nouveau fédéralisme, nous verrons éclater la guerre civile et la purification ethnique, surtout autour de Bagdad où vivent deux millions de Chiites au milieu d'une population sunnite.

A moyen et long terme, les Etats Unis découvriront que les Chiites, qui constituent 60 % de la population, représentent le défi le plus redoutable à leur politique en Irak. L'objectif déclaré de leurs représentants, majoritairement religieux - gouverner le pays et façonner sa constitution – ne peut être plus éloigné des intentions des Etats Unis et des Sunnites irakiens.

Le Premier Ministre Tony Blair a offert, comme de coutume, l'image la plus sensée de la coalition en demandant à Washington d'éviter tout triomphalisme, en adressant un appel aux baasistes et en invitant les Sunnites irakiens à s'unir aux victimes de Saddam Hussein dans la construction du nouvel Irak. Il est cependant très improbable que cela arrive si Washington et Londres ne cèdent pas leur pouvoir au Conseil de Sécurité de l'O N U.

 

Zone de Texte:             LE MELI - MELO   

 

A F R I Q U E S U B S A H A R I E N N E

THE ECONOMIST hebdomadaire anglais (6 décembre 2003)

Le pétrole peut-il jamais aider les pays pauvres (résumé)
Les populations rurales du Tchad n'ont pas l'habitude de manier des sommes d'argent de quelque importance. Le consortium ESSO – Tchad, dont le nouvel oléoduc traverse ce vaste Etat saharien quasiment vide, versa 4 millions de dollars en compensation des propriétés traversées, dont 1 000 dollars pour chaque manguier abattu. Les agriculteurs dissipèrent ces dons du ciel, la majorité de façon extravagante, d'autres en investissant dans des éoliennes ou des troupeaux. Tous durent payer une dîme aux chefs de clans.

Comme pour les agriculteurs du Tchad, l'argent facile corrode l'éthique du travail. Les malins abandonnent le travail productif pour soutirer une part des pétrodollars et les gouvernants cèdent à la corruption. Paradoxalement la richesse sans travail tend à détruire les disciplines budgétaires. Tout le monde croit le pays plus riche qu'il ne l'est et les politiciens consacrent des fortunes à d'absurdes projets de prestige ; Aucune dépense, aussi extravagante soit-elle, n'est interrompue lorsque le cours du pétrole chute et c'est ainsi que les "pétro-Etats" finissent surendettés.

Pour éviter un désastre il faut trouver des moyens pour que la manne pétrolière soit sagement dépensée. C'est au Tchad, nouveau pays producteur et l'un des plus pauvres, que s'effectue l'expérience la plus audacieuse.

Le Tchad doit percevoir pendant 25 ans une recette qui augmentera son –très modeste– budget de 50 %.

Le 26 novembre le gouvernement a reçu son premier chèque pour la première expédition de pétrole brut. Mais l'utilisation de cet argent est lié à des conditions éthiques : sous la pression de la Banque Mondiale le pays a mis en place un « Comité "chien de garde" » indépendant, chargé de contrôler comment et pour quoi le gouvernement dépense cet argent. Les Tchadiens espèrent bien que "leur chien de garde" n'est pas édenté. La moitié de ses membres est indépendante du Gouvernement, ce qui est encourageant. Le Comité a déjà décelé une discordance entre les quantités pompées et les quantités embarquées. C'est préoccupant, mais le fait que cela ait été publié est de bonne augure.

 

AMERIQUE LATINE

CLARIN Journal argentin (2 décembre 2003)

Le Brésil et le Mexique exclus de la reconstruction de l'Irak (résumé)
Le Brésil et le Mexique, qui n'avaient pas adhéré au principe d'une intervention militaire en Irak, ont été exclus par le Pentagone des contrats de reconstruction de ce pays. Seule du continent la Colombie, qui avait soutenu Washington, serait susceptible d'obtenir un contrat.

Le Président Lulla da Silva, en déplacement au Moyen Orient, a déclaré que le Brésil ne changerait pas ses positions de principe contre ces marchés, soulignant que ces exclusions, formulées par les Etats Unis, constituaient une raison supplémentaire de réclamer le retour rapide à la souveraineté de l'Irak ; ce sont les Irakiens qui doivent décider de leur destin économique, rajoute-t-il.

Aux critiques faites aux Etats Unis de ne pas respecter les règles internationales d'appels d'offres internationaux, le Président Bush a déclaré : "c'est très simple, nos hommes risquent leur vie, les hommes de la coalition risquent leur vie et donc les contrats vont prendre en compte cela, ce qui correspond aussi à ce que les contribuables américains demandent." Mais les Latino-américains, du Général en chef Sanchez aux G'Is sur le terrain, qui constituent le gros des troupes américaines, resteront, eux, toujours très présents en Irak…

 

CLARIN Journal argentin (2 décembre 2003)

Le Président du Venezuela, Hugo Chavez, toujours contesté dans son pays (résumé)
Après les grèves - qui ont paralysé le pays pendant plusieurs mois début 2003 - organisées par l'opposition, pour demander la démission du Président Chavez, celle-ci choisit le moyen légal, offert par la Constitution, d'obtenir la destitution du Président de la République.

Les textes donnent en effet la possibilité d'organiser à mi-mandat un référendum révocatoire contre le Président si la demande recueille les signatures d'au moins 20 % du corps électoral. Le Président Chavez étant arrivé à la moitié de son mandat en juillet 2003, l'opposition a lancé le processus de recueil des signatures qui s'est déroulé du 28 XI au 1 XII 2003. L'opposition crie victoire mais déjà le Gouvernement conteste la régularité de beaucoup de signatures. Il faut attendre un mois pour que les cinq membres du Conseil National Electoral se prononcent sur la validité de ces signatures.

A S I E

NEWSWEEK INTERNATIONAL News américain (15 décembre 2003)

De chasseur à créateur (Melinda Liu)
« Par l'impact de sa seule taille, la Chine peut transformer des régions bien au-delà des enjeux de la géopolitique. Sur une puce -chip- d'ordinateur, on peut lire "Tinghua University Microprocessor". C'est le début d'une industrie électronique purement chinoise. Cette puce ressemble à celle d'Intel Pentium de 1998 qui a été largement améliorée depuis; mais c'est un démarrage prometteur de ce domaine.

D'après la Chambre de Commerce américaine, les échanges avec la Chine ont fait l'objet en 2002 d'un

bénéfice de 42 % supérieurs aux échanges avec le reste du monde. Les entreprises américaines tiendront compte désormais des desiderata du marché Chinois. Par exemple la Chine préfère le software de Linux en Occident. Dans le domaine de l'automobile l'influence de la Chine est encore plus évidente : Leur nombre va quintupler et atteindre 100 millions dans les 10 prochaines années. La Chine impose ses standards d'économie d'essence, bien plus rigoureux que les nôtres, et elle fait des recherches actives pour trouver d'autres combustibles, tel l'hydrogène. En Novembre, General Motors a exposé en grande pompe au pied de la muraille de Chine, deux prototypes fonctionnant à l'hydrogène.

La Chine poursuit également ses recherches dans le domaine de la biotechnologie avec un zèle que l'occident ne peut égaler. Elle n 'est pas gênée par les lobbies religieux ou par les sociétés protectrices des animaux. En octobre dernier une équipe de scientifique sino-américains a annoncé qu'elle avait réalisé une première grossesse humaine en utilisant un procédé d'échange d'ADN, proche du clônage humain. Une grosse controverse s'ensuivit.

Le monde peut ne pas toujours apprécier la direction prise par la Chine mais il ferait bien d'y préter attention.»

 

NEWSWEEK INTERNATIONAL News américain (22 décembre 2003)

Les règles de Canton (extrait – Alexandre Seno)
Depuis que Robert Murdock a lancé sa chaîne de télévision, à Canton, l'année dernière, elle est devenue la première chaîne cablée émettant en Mandarin. Depuis 2001 , cinq entreprises étrangères ont reçu des licences de radio et de télévision, mais seulement à Canton. C'est là qu'il est possible d'étudier les limites de la censure. Les médias se sont permis de parler de "pneumonie atypique" et de la corruption aux plus hauts niveaux. Quand Hu a remplacé Jiang, en mars 2003, les journaux de Canton ont mis la photo de HU à "la une", accompagnée de son "profil".

C'est cependant toujours une entreprise risquée de parler politique et dans les deux dernières années beaucoup de médias ont été fermés, pour avoir "transgressé les limites obscures de ce qui est permis".

Zan Rui Min, le PDG à l'intérieur du Parti (A. Kuhn)
Le PDG de "HAIER appliances" est un des premiers hommes d'affaires auquel le Comité Central du Parti Communiste chinois a ouvert ses portes, en novembre 2002. Il est typique de l'adhésion embarrassée des

communistes à la classe capitaliste. Ses relations au sein du Parti l'ont bien servi lorsqu'il a voulu se diversifier dans des domaines réservés tels que l'assurance et les télécommunications. Son influence a été évidente lorsque le Parti a décidé de ralentir les prêts bancaires à l'immobilier. Aura-t-il un vrai pouvoir ?

 

E T A T S U N I S

SÜDDEUTSCHE ZEITUNG Journal allemand (17 décembre 2003)

Le catalogue des peines de Bush
Sur la question de savoir pourquoi les grands criminels ne pourraient pas aussi avoir une chance de réhabilitation en n'étant pas condamnés à la peine capitale, un Gouverneur du Texas nommé George W. Bush répondit "mais ils seront réhabilités, dans le ciel." Entre temps G.W. Bush est devenu le Président des Etats Unis. Il n'est donc pas étonnant qu'il réclame "la plus haute peine méritée" pour Saddam Hussein.

Et parce que Bush s'est prononcé pour un procès de Saddam devant un tribunal irakien, c'est du droit irakien que dépend ainsi l'application de la peine de mort …

Ainsi Bush exerce une pression politique sur la caste dirigeante irakienne en cours de création. Il veut voir Saddam mort et préjuge pour cela de ce que sera le système juridique complet. C'est politiquement insensé, parce que cela montre encore une fois que la liberté des décisions en Irak n'est pas si libre que cela. C'est également insensé sur le plan de la société, puisque l'Irak a vu assez de violence et qu'une justice fonctionnant sans peine de mort serait un meilleur modèle … sans parler du point de vue moral.

INTERNATIONAL HERALD TRIBUNE (23 décembre 2003)

La capitulation de Kadhafi, le succès de Bush (résumé de l'éditorial signé de William Safire)
C'est pendant que les tanks américains traversaient l'Irak pour renverser Saddam que, pour éviter d'être le prochain sur la liste, ce vieux terroriste de Kadhafi a mis au point sa nouvelle stratégie : "La capitulation préventive". Certains Républicains font remonter le début de la conversion aux bombardements de l'époque Reagan … mais trois ans plus tard les hommes de Kadhafi assassinaient les 259 passagers du vol 103 de la PAN AM . En reconnaître la responsabilité libyenne, puis promettre l'indemnisation des familles de victimes, c' était indispensable pour tenter de retenir à nouveau l'intérêt des sociétés pétrolières américaines. Ce qui a transformé Kadhafi en petit minet c'est la force militaire et la détermination des Etats Unis de mettre un terme à la prolifération des armes de destruction massive.

Lorsque le Président libyen a voulu que George W. Bush enlève son pays de la liste des Etats voyous, il ne s'est pas tourné vers la France, l'Allemagne ou vers les rigolos de l'O N U. Il a envoyé son chef espion, Mussa Kussa, contacter Tony Blair. L'Angleterre, principal allié des Etats Unis dans la guerre contre Saddam, constituait l'intermédiaire naturel avec Washington.

Le Président Chirac et le Chancelier Shröder pourraient enfin en tirer une leçon.!

William Safire poursuit dans cette veine… dans le cas de l'Iran, il tourne en dérision les vagues promesses obtenues par les diplomates de l'Union Européenne et attribue les meilleures dispositions manifestées par les Ayatollahs, à la fois à la proximité de forces des Etats Unis et aux mouvements de résistance de jeunes iraniens.

NEZAVISSIMAYA GAZETTA Journal russe (15 décembre)

Saddam sauve Bush (résumé/extrait)
L'arrestation du dictateur en fuite doit étouffer le mécontentement causé par la mort de soldats américains et les tractations occultes autour du pétrole irakien.

La prise de Saddam doit améliorer la cote de popularité de Bush. Mais cela ne se produira que si les actions de la résistance irakienne diminuent, après l'arrestation de leur chef présumé. De nombreux observateurs sont actuellement sceptiques.

 

NEWSWEEK INTERNATIONAL News américain (15 décembre 2003)

Dissidence dans le Bunker (résumé/extrait - J. Barry & E. Thomas)
Newt Gringrich, l'ancien porte-parole républicain au Congrès, proche de Donald Rumsfeld, nous a reçu dans son bureau de Washington. Son message de base était : "Où sont les personnalités irakiennes dans le nouvel Irak ? Les Américains ne peuvent pas gagner en Irak, seuls les Irakiens le peuvent" et il ajoute que le gouvernement est trop préoccupé de la solution militaire et a délaissé l'élément politique. " La vraie clé du problème n'est pas combien d'ennemis je tue mais combien d'alliés je me fais … c'est un facteur primordial que les "Bushies" ne comprennent pas".

Newt Gringrich critique la lenteur du transfert des pouvoirs à un gouvernement irakien, quel qu'il soit, "l'idée que nous allons avoir un gouvernement irakien, qui serait aujourd'hui exempt de corruption, sans taches, avec une puissante ligue des femmes exerçant leurs droits civiques, est au-delà de la naïveté"

On murmure au Pentagone que la stratégie de Bush est de rapatrier les troupes jusqu'en novembre prochain, pour les élections. "C'est une grande erreur nous dit Gringrich, la seule stratégie de départ c'est la victoire mais pas par la seule force brutale. Nous ne sommes pas des gendarmes, nous devons être des aides, des renforts".

 

E U R O P E

LE TEMPS Journal suisse – canton de Genève (10 décembre 2003)

Luxe, calme et volupté (résumé/extrait - Libre opinion de François Cherix, Président du "Mouvt Européen Suisse")
Le score de 28 % des voix obtenu par le parti d'extrême droite UDC, aux élections au Conseil Fédéral, a permis à son leader, le Conseiller national Christophe Blöcher, de briguer une fonction ministérielle. Il a été nommé "Ministre de l'Intérieur et de l'immigration", après bien des remous dans la presse et au sein de l'Assemblée Fédérale.

… … Nous ne mettons plus la même chose derrière les mots politique, peuple, programme, démocratie, représentation. Nous ne nous comprenons plus. Nous ne nous entendons plus. D'un journal à l'autre, d'une région à l'autre, d'un élu à l'autre.

Les institutions deviennent plastiques. Elles ne portent plus les débats qui tombent dans le vide. Comment orienter la vie de la cité si les règles qui la fondent se dissolvent ?

S'en remettre au peuple ? mais il nage dans l'inquiétude. Divisé, cloisonné, émietté par les votations, il en appelle aux extrêmes par soif de réponses.

Croire aux hommes forts ? serrer les boulons ? enrober d'amour les malentendus ? Le bon vieux temps des valeurs démocratiques alpestres n'en reviendra pas pour autant.

J'ai fait un rêve : D'abord nous nous offrons le luxe de la discorde. Sur les idées.

Puis nous instaurons une Constituante. Riche d'analyses préalables élaborées avec calme et sérénité. Voulons-nous un système lié aux traditions de 1291, à l'esprit de 1848, ou tourné vers les lendemains ? quel moteur pour notre démocratie ?

Vient alors le temps de la volupté . Celui des désirs partagés, d'une cohésion progressive autour de règles lisibles dont le sens est connu de tous.

Je sais. Ce n'est qu'un rêve loin de la réalité, mais l'élection d'un Blöcher a montré où menait l'immobilisme : nous avons déjà perdu un langage institutionnel commun.

 

INTERNATIONAL HERALD TRIBUNE (22 décembre 2003)

Une loi contre le voile à l'école (extraits/résumé)
Au lendemain de la décision du Président Chirac, d'une loi contre les signes religieux ou politiques ostensibles portés au sein de l'école de la république, les articles et éditoriaux de l' INTERNATIONAL HERALD TRIBUNE étaient tous très critiques et superficiels car ils manifestaient d'une "virulence anti-musulmane du Gouvernement français à l'encontre des malheureuses jeunes filles qui n'oseraient plus sortir dévoilées dans la rue"…

Le 22 décembre dernier le ton a changé : En première page, une photo de jeunes femmes voilées et en troisième un titre sur trois colonnes, "Les sécularistes français s'attaquent à l'Islam", précède un article de source NEW YORK TIME , signé par Christopher Caldwell, qui expose l'historique et le contexte de la situation et se termine par la justification de la nécessité d'une loi.

 

FEDERATION DE RUSSIE

LES IZVESTIA Journal russe (13 décembre 2003)

Le combat a commencé (résumé/extrait)
Conformément à la Constitution l'élection présidentielle aura lieu le 14 mars. Elle se déroulera conformément à la nouvelle loi fédérale "sur l'élection du Président de la Fédération de Russie" qui est entrée en vigueur le 16 janvier dernier. Dès aujourd'hui les candidats potentiels au fauteuil présidentiel peuvent entamer le processus de leur candidature. Pour l'instant seul le leader du LDPR ( nationaliste ), Vladimir Jirinovski a déclaré son intention de se présenter

Odile Boulloche, Bernard Chadenet, Claude Gaboreau, Guy Girod Genet, Michel Kavyrchine, Henri Moullier , Marion Ordonneau, François Treilhou et André Troesch sont sensibles à votre intérêt pour "l'Observatoire de médias étrangers" d' a RRi et sont heureux de vous souhaiter, ainsi qu'à ceux qui vous sont chers...................................

Très bonne année 2004 .