CLUB CHEAM du 8 janvier 2002

Corée du Sud, Corée du Nord : la diplomatie des faux-semblants …

Marianne PERON-DOISE (Cheam 1998)

Au regard de l'histoire de la péninsule, la tragique partition de la Corée par les Etats-Unis et l'URSS en 1945, semble être le résultat d'une logique géopolitique régionale qui a toujours considéré ce pays comme un espace à conquérir, " le pivot d'un jeu de pouvoir ". Le statu quo mis en place depuis la fin de la guerre de Corée voit la situation stratégique de la péninsule évoluer autour de données très figées : aléas du rapprochement intercoréen, articulation trouble entre la présence militaire américaine et la perception de la menace militaire nord-coréenne, sous ses aspects conventionnels, balistique nucléaire et bio-chimique, volonté chinoise de peser dans les ré-équilibrages en cours, positionnement hésitant du Japon, perte d'influence de la Russie.

Ces tendances de fond ont contribué à la multiplication de scénarios volatils où pré-dominent des cycles alternant tensions militaires et phases de négociations. Paradoxalement, les rares dialogues entre le Nord et le Sud institutionnalisés par le Communiqué commun de 1972, l'Accord de base de 1991 ou, plus récemment, la Déclaration conjointe des Présidents Kim Dae jung et Kim Jong il suivant le Sommet de Pyongyang de 2000, n'ont ouvert aucune perspective politique réelle . La recherche de la réduction des tensions entre les deux pays, la signature d'un traité de paix mettant fin au régime d'armistice toujours en vigueur, le processus d'unification de la péninsule, points toujours évoqués, finissent par apparaître comme de pures clauses de style. La singularité politique et stratégique de la partition coréenne semble en effet s'être installée comme une donnée régionale intangible.

Qui a intérêt à une réunification ? Une Corée de plus de 65 millions d'habitants, fonctionnant sur le modèle politico-économique du Sud, constitue à terme une menace que ni les Etats-Unis, ni la Chine, ni le Japon, ni la Russie ne veulent contribuer à mettre en place. De plus, ces dernières années, la révélation de la faillite totale du régime du Nord, où tout est à reconstruire, pose le coût financier d'une réunification que Séoul ne pourra seul supporter et que le Japon répugne à soutenir. Dans ce contexte régional faussement ouvert, la séparation de la Corée à hauteur du 38ème parallèle constitue bien l'Ultima Ratio Regum.

1- Une construction nationale contrariée

Un regard porté sur l'histoire de la péninsule souligne que la partition constitue un phénomène moderne, imposé par la force et démentie par un long, bien que toujours menacé, processus de construction politique de l'unité nationale. Dès l'origine, la Corée ancienne s'est organisée sur le modèle chinois et paie le tribut à la dynastie des Han. Elle doit cependant déjà lutter contre les tentatives d'hégémonie chinoises. Les affrontements entre l'Empire du Milieu et les " Trois Royaumes ", la Corée étant divisée entre trois rois, dureront jusqu'au VIIs. Le roi de Silla chassa alors les Chinois et pu réaliser l'unité de la péninsule. Au XVI° siècle, ce sont les invasions japonaises qui menacent la paix du royaume. Le pouvoir nippon, qui vient de réaliser l'unification de l'archipel, cherche un exutoire pour ses samouraïs et autres seigneurs de la guerre. Il les envoie en Corée, avec quelques visées sur la Chine. Malgré des épisodes glorieux sur mer grâce au prestigieux Amiral Yi Sun-si et à son bateau-tortue recouvert de plaques de fer, qui préfigure le cuirassé, la Corée défaite doit faire appel à la puissance tutélaire chinoise. Le royaume, fortement ébranlé, devra ensuite faire face aux invasions mandchoues.

Au XIX° siècle , le Japon, qui assiste à l'abaissement de la Chine, et du modèle tributaire chinois, avec l'intrusion des puissances occidentales en Asie décide de les égaler en ayant comme eux sa colonie. C'est ainsi qu'en 1894, les forces japonaises envahirent une nouvelle fois la Corée sous le prétexte d'aider le gouvernement à mater une révolte de paysans. La Corée ayant de son côté fait appel à son suzerain, la Chine, les forces armées chinoises et japonaises ne tardèrent pas à entrer en conflit. Le traité de Shimonoseki signé en 1895 consacra la victoire des troupes impériales nippones et marqua le début de la colonisation de la péninsule coréenne. On peut considérer que c'est à ce moment que la Corée perd la maîtrise de son destin, désormais aux mains des grandes puissances régionales riveraines, Japon, Chine, Russie, et de leurs rapports de rivalités. En 1905, la victoire du Japon sur la Russie, dont il stoppe l'avancée en Mandchourie et en Corée, débouche sur l'annexion officielle de cette dernière, cinq ans plus tard. La dureté de l'occupation japonaise pendant quarante ans a incontestablement contribué à forger un puissant sentiment identitaire coréen. Ce patriotisme se fonde sur le communisme pour les exilés réfugiés en Chine ou en Union soviétique. Il n'a cependant pas permis au pays de se libérer de ce stérile " esprit de faction " qui avait vu d'incessants affrontements entre clans familiaux rivaux, hommes du Nord contre hommes de l'Est, du Sud ou de l'Ouest durant tout le XVII siècle et dont on voit encore la résurgence dans la vie politique actuelle de la Corée du Sud.

La situation prit un tour irrémédiable en 1945, lorsque les Soviétiques, venant de chasser les Japonais de Corée, décidèrent avec les Américains de séparer la péninsule en deux théâtres d'opérations, à hauteur du 38ème parallèle. La ligne de démarcation provisoire qui en résulta acquit en quelques mois un caractère de frontière intangible séparant deux univers idéologiques antagonistes et rendant les deux Corée soudain irréductiblement rivales. L'occupation soviétique du Nord de la péninsule provoqua en septembre 1948 l'avènement d'un régime de type Démocratie populaire tandis qu'au Sud, l'influence américaine favorisait l'émergence d'une République autoritaire, violemment anticommuniste. La tentative d'invasion de la Corée du Sud par le Nord en juin 1950 déclencha un conflit meurtrier (3 millions de morts) qui consacra des alignements régionaux dans une pure logique de guerre froide. D'un côté, la Corée du Nord, s'appuyant sur le bloc communiste Chine populaire et URSS , de l'autre la Corée du Sud, défendue par le bloc libéral derrière les Etats-Unis. La zone démilitarisée, DMZ, large de 4 km et longue de 250 km qui sépare depuis la péninsule à hauteur du 38ème parallèle, constitue encore aujourd'hui un des endroits le plus instable d'Asie du Nord et une singulière " paix armée " y règne.

2 - Etats-Unis, Corée du Sud, Corée du Nord : un jeu triangulaire complexe

Au Sud, l'ampleur de la présence militaire des Etats-Unis (37 000 hommes) et l'imbrication des appareils de défense sud-coréen et américain ont constitué des facteurs dont on ne doit pas sous-estimer le poids sur les choix stratégiques de Séoul et ses orientations de politique étrangère. Cette capacité d'influence américaine sur les affaires de la péninsule ne s'est pas érodée dans le contexte post-guerre froide mais s'est trouvée renforcée à partir de 1992, avec la polarisation de la diplomatie nord-coréenne sur les Etats-Unis, seule puissance digne de leur rang et la mise à l'écart de la Corée du Sud.

Tout en cherchant à établir des relations spéciales avec les Etats-Unis, la Corée du Nord a développé une diplomatie de prédation et d'extorsion . Le régime, ruiné par l'idéologie du Juche, terme qui signifie " compter sur ses propres forces ", n'est plus en mesure de couvrir ses besoins énergétiques, de nourrir sa population et doit lancer un appel à l'aide internationale en 1995. La Corée du Nord est aujourd'hui la principale bénéficiaire du Programme Alimentaire Mondial (PAM), dont les deux principaux contributeurs sont les Etats-Unis et le Japon. A la grande insatisfaction des ONG, notamment françaises , aucun contrôle sérieux ne peut s'exercer sur la distribution de cette aide dont on soupçonne très vite qu'elle profite essentiellement aux soutiens du régime : armée et parti. C'est par le canal de ces ONG que parviennent pourtant les premiers témoignages sur la situation de ce pays si fermé : contrôle politique impitoyable du régime sur ses concitoyens soumis à une propagande incessante, corruption et cynisme des cadres qui souvent revendent l'aide (céréales ou engrais), dénuement total de la population des campagnes, délabrement des hôpitaux, crèches et écoles pour la plupart sans chauffage, électricité ni médicaments . La fin du soutien massif de la Chine et de l'URSS, précipitant la décomposition industrielle et économique du pays, pousse un régime aux abois et uniquement préoccupé par sa survie, à des expédients de plus en plus dangereux comme le chantage au nucléaire et au balistique.

L'accord-cadre de 1994 signé entre les Etats-Unis et la Corée du Nord à Genève mettra ainsi fin à une des phases de confrontation les plus dangereuses qu'ait connu la péninsule. Il n'a peut-être été possible qu'en raison du décès brutal du " Grand Leader " Kim Il sung. Cet accord repose sur l'engagement de Pyongyang de geler son programme nucléaire militaire clandestin en échange de la construction par un consortium, la Kedo , de deux réacteurs à eau légère chargés de fournir au Nord l'énergie dont il manque cruellement. Ce projet coûteux prévoit la livraison de fuel à Pyongyang en attendant l'achèvement des travaux. En raison de nombreux retards, il est prévisible que la date annoncée, 2003, ne sera pas respectée.

En 1996, le projet de Conférence Quadripartite constitue une tentative de réinsérer la Corée du Sud dans le dialogue que Pyongyang souhaite conduire seul avec Washington, en y incluant également la Chine, acteur stratégique non négligeable, susceptible d'influer sur les positions nord-coréennes. Ce mécanisme a peu progressé et des critiques se sont élevées sur l'absence en son sein de la Russie et surtout du Japon.
Mise en place en février 1998, dès l'arrivée au pouvoir à Séoul de Kim Dae jung, la Sunshine Policy ou " politique d'embellie ", se révèle une initiative majeure pour autonomiser la diplomatie sud-coréenne et reprendre l'initiative face au Nord. Graduelle, elle vise à instaurer un climat de confiance entre les deux Corée séparées, favoriser le développement économique du Nord et, à terme, permettre la réunification. Un contexte régional délétère appelle en effet un signe d'apaisement fort pour amener le Nord à baisser la garde. Des rapports circulent évoquant l'effondrement brutal de la Corée du Nord avec les conséquences incalculables qu'entraîneraient l'afflux de réfugiés au Sud, peut-être à la frontière chinoise, sur fond d'attaque suicidaire d'un régime qui n'a plus rien à perdre. Enfin, en août 1998, la Corée du Nord, alors en pleine querelle avec les Etats-Unis au sujet d'un site soupçonné d'abriter des installations nucléaires, procède au lancement d'un engin qui survole le Japon avant de s'abîmer dans le Pacifique. L'émotion est considérable : le Japon décide de renforcer ses capacités militaires et de coopérer plus activement avec les Etats-Unis sur des recherches concernant la défense antimissile balistique. De leur côté, les Américains soupçonnent désormais Pyongyang de pouvoir construire et lancer des missiles balistiques de longue portée capables de menacer leur territoire.

Soutenue par l'administration Clinton, le Sommet intercoréen de Pyongyang, en juin 2000, contribue à apaiser ces tensions. Il s'attache à des réalisations concrètes : réunions de familles divisées par la guerre, signatures de projets de coopération économique, réunions entre ministres de la Défense. Un an plus tard, le projet d'ouverture d'un couloir à travers la zone démilitarisée pour permettre les reconnections ferroviaire et routière du Sud et du Nord cherche à relancer un processus que la mauvaise volonté du Nord a, encore une fois, mis en difficulté. Tout en faisant valoir, inlassablement, que le Sud ne peut que recourir à la conciliation et au dialogue face au Nord, le Président Kim Dae jung, malgré le soutien de la communauté internationale, dont l'Union Européenne, essuie des critiques de plus en plus acerbes. La mise en place d'une nouvelle administration américaine, peu encline à faire confiance à un régime qu'elle n'entend pas retirer de la liste des Etats terroristes et qu'elle définit comme proliférant, fragilise un peu plus le rapprochement intercoréen.

3 La Corée du Nord, membre de " l'axe du Mal " ?

L'après 11 septembre 2001 voit le développement d'une rhétorique sans équivoque du Président Bush à l'encontre de la Corée du Nord. L'administration américaine établissant désormais un lien entre l'arrêt de la prolifération balistique et la possession d'armes de destruction massives avec la guerre globale contre le terrorisme, fait naître des spéculations sur la situation d'accusée, voire de cible éventuelle, de la Corée du Nord. Enfin, en janvier 2002, le discours sur l'Etat de l'Union du Président Bush stigmatisant la Corée du Nord comme un membre de " l'axe du Mal " est reçu comme une déclaration de guerre à Pyongyang. Les escalades verbales, de part et d'autre, accompagnent des échéances sensibles. La pertinence de l'accord-cadre de 1994 est remise en cause par les Républicains américains qui voudraient en renforcer le régime de vérification. La date butoir de 2003 approche alors que les réacteurs promis sont inachevés, ce que Pyongyang souligne déjà en menaçant de reprendre son programme nucléaire. Par ailleurs, le moratoire que la Corée du Nord s'est imposée concernant ses essais de missiles expire à la fin de l'année 2002 et va également reposer la question du programme balistique nord-coréen.

Les perspectives de l'élection présidentielle sud-coréenne, en décembre 2002, font de la Sunshine policy et des relations intercoréennes un enjeu de débat électoral qui tourne au net désavantage de Kim Dae jung tandis que l'opposition nationaliste, en phase avec l'administration Bush, renforce sa popularité en exprimant le plus grand scepticisme vis-à- vis de la bonne volonté de la Corée du Nord. Les remaniements ministériels successifs effectués par Kim Dae jung, des affaires de corruption impliquant ses proches, illustrent le climat de fin de règne qui s'est installé à Séoul. Le Président escomptait que la visite de G. Bush en Corée du Sud, du 19 au 20 février 2002, dans le cadre de sa tournée asiatique, allait permettre de lever le blocage du dialogue Nord-Sud. Mais G. Bush est resté fidèle à sa ligne en appelant Pyongyang à retirer ses armes conventionnelles mises en place près de la zone démilitarisée (DMZ) à quelques trente kilomètres de Séoul.
Il est indéniable que les évènements du Proche-Orient pèsent également sur la péninsule. L'exportation de missiles balistiques nord-coréens dans cette région (Syrie-Egypte), dénoncées par certains responsables israéliens, tout comme les relations de Pyongyang avec l'Iran en matière d'exportations de technologies missiles sont explicitement visées et expliquent une partie de la détermination américaine. Condolezza Rice a ainsi dénoncé la Corée du Nord comme le premier exportateur mondial de missile balistique. Rien n'indique cependant que les Etats-Unis recherchent une crise régionale en Asie du Nord-Est alors que leurs opérations militaires se poursuivent en Afghanistan et que leur lutte contre le terrorisme transnational lié à Al Qaida les poussent à s'impliquer de plus en plus en Asie du Sud-Est, notamment aux Philippines.

Début avril 2002, procédant à un revirement spectaculaire dont sa diplomatie est coutumière, la Corée du Nord, accueillant un émissaire venu du Sud, s'est déclarée prête à renouer le dialogue avec Séoul. Les sujets inscrits à l'ordre du jour n'apportent pas d'éléments nouveaux par rapport au Sommet de Pyongyang de 2000. Pyongyang s'est également montré réceptif à une reprise du dialogue avec les Etats-Unis. L'impression régionale qui prévaut est celle de revenir au statu quo ante. Pyongyang cherche à gagner du temps et des devises tandis que Séoul, accroché coûte que coûte à la Sunshine Policy, travaille courageusement à inscrire dans la durée ce qui sera manifestement le testament politique du Président Kim Dae jung à la fin de l'année, l'espoir dans le futur d'une péninsule coréenne réconciliée sinon réunifiée.


Notes

1 - Karoline Postel-Vinay, " Corée au cœur de la nouvelle Asie ", Flammarion, mars 2002.
2 - Plus de 70 000 hommes répartis entre la Corée du Sud et le Japon, partenaire stratégique majeur pour Washington.
3 - Marianne Péron-Doise, " Enjeux de sécurité et mise en place de mesures de confiance autour de la péninsule coréenne " in la Revue Internationale et Stratégique, n° 44, hiver 2001-2002.
4 - CF André Fabre, " La grande histoire de la Corée ", Favre, juin 1988.
5 - L'URSS ne sera pas présente sur le terrain laissant à la Chine la tâche d'affronter les Américains.
6 - On a pu le constater récemment lors de la compétition opposant l'avion de combat français Rafale au F15 américain qui s'est conclue, en avril 2002, après bien des péripéties, en faveur de ce dernier.
7 - Scott Snyder " Negociating on the edge, North Korean negociating behavior ", United States Institute of Peace, Washington 1999.
8 - Le Juche est le concept fondateur de la vulgate nord-coréenne. Il désigne la disposition d'esprit de celui qui ne s'appuie que sur lui-même. Par extension, le Juche ou " autosuffisance " doit être réalisé dans le domaine économique, politique et en matière de sécurité nationale. Cf à ce sujet, Cheong Seong-chang, " La Corée du Nord et ses rapports avec ses grands voisins ", Hérodote n°97, 2ième trimestre 2000.
9 - AICF et MSF finiront par quitter le territoire faute d'avoir le sentiment que leur action profite aux populations les plus vulnérables. CF à ce sujet Sylvie 10 - Brunel, " Corée du Nord : une famine virtuelle ? " in Géopolitique de la Faim/ AICF, PUF, janvier 2000.
11 - Violaine de Marsangy " Trois mois en Corée du Nord " in Les Cahiers d'Histoire Sociale, n° 17, printemps/été 2001.
12 - Korea Energy Development Organization, à laquelle participent les Etats-Unis, la Corée du Sud, le Japon et l'Union Européenne.
13 - Y compris naguère avec le Pakistan, mais ce dernier doit désormais être considéré comme un allié des Etats-Unis.


République populaire démocratique de Corée (RPDC)
Superficie : 120 538 km². Population : 22 millions d'habitants. Densité : 181,8 habitants par km².
Capitale : Pyongyang (2 millions d'habitants).

PIB (1999) : 18,3 milliards d'euros. PIB per capita : 816 euros ( ?).
Répartition du PIB : agriculture (riz, millet, maïs, pêche) 40% ; mines 5% ; industrie (charbon, argent, zinc, or) 25% ;
services 30 %.
Taux de croissance : 6% ( ?). Monnaie : le won (1 won = 0,5 euro).
Productions : houille, fer, zinc, magnésite, énergie hydroélectrique, armements.
Exportations (métaux, pêche, tourisme) : 686 millions d'euros.
Importations : 1,387 milliard d'euros. Source : Banque de Corée (Sud).

 

République de Corée
Superficie : 99 391 km².
Population : 48,8 millions d'habitants. Densité : 492,9 hab/km². Capitale : Séoul (12 millions d'habitants).
Division administrative : neuf do (provinces) et six jikhalsi (villes autonomes).
Religions : christianisme 49%, bouddhisme 47%, confucianisme 3%.

L'économie sud-coréenne : 11ème rang mondial
PNB : 463 milliards d'euros. PNB per capita : 9870 euros.
Taux de croissance : environ 2,6% (source : FMI). Chômage : 3%.
Répartition du PIB : primaire: 7,1%, secondaire : 43,4%, tertiaire : 49,5%.
Productions : textile (3° exportateur mondial), sidérurgie (6° rang mondial), construction navale (2° rang mondial, 25% du marché), automobile (5° rang mondial, derrière la France), électronique (30% des exportations).
Coût de restructuration des banques : 27% du PIB.
Crédits " non performants " : 5,7% du PIB. Source : Revue d'études